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Les responsables des écoles privés sont en colère. Ils ont du mal à accepter le montant d’un milliard de francs Cfa que l’Etat a octroyé aux établissements d’enseignement privé pour les appuyer dans le cadre du Covid-19. Abass Ndour, coordonnateur du Collectif des promoteurs d’écoles privées de Guédiawaye, ne mâche pas ses mots pour dénoncer ce traitement : «Les écoles privées, maillon incontournable dans le dispositif de l’Education nationale avec un effectif de 1 million 500 mille élèves sur les trois millions 3 500 mille de la population scolaire, soit 42%, ont été déçues par le traitement indigne dont elles ont fait l’objet dans l’accompagnement du fonds de résilience avec une subvention spéciale d’un milliard.»
En présence des représentants des structures comme l’Association sénégalaise pour la défense de l’école sénégalaise, l’Union des déclarants d’écoles privées et le Rassemblement des responsables d’écoles privées, les promoteurs des écoles privées ont tapé du poing sur la table : «Des années de sacrifices et de privations ont été bafouées par le peu d’importance accordé à nos préoccupations depuis le début de la crise. La discrimination notoire par rapport à d’autres secteurs pas plus méritants que nous, grassement appuyés dans le cadre du Force Covid-19, confirme le mépris pour un secteur dont le poids se mesure par le nombre d’emplois créés.»
Cette situation a impacté plus de 20 mille salariés sans compter les activités annexes qui gravitent autour de ces établissements. M. Ndour demande alors à l’Etat de revenir sur cette décision en haussant le montant alloué aux écoles privées, qui assurent une mission de service public. «Nous construisons des écoles à la place de l’Etat, nous créons des emplois à la place de l’Etat, nous injectons dans le milieu universitaire des milliers d’étudiants, futurs responsables de ce pays. Compte tenu de toutes ces considérations, le collectif des écoles privées exige une reconsidération substantielle et considérable de cet appui d’un milliard de francs Cfa alloué aux écoles privées qui crée plus de problèmes qu’il n’en résout, car mathématiquement ladite somme rapportée aux 2835 écoles privées donne à chacune une quote-part de 350 mille francs Cfa pour les quatre mois de crise soit 90 mille par école et par mois. Ce qui ne couvre même pas les frais (de scolarité) de cinq élèves de terminale.»
Aujourd’hui, les promoteurs des différents établissements privés demandent au Président Sall de «prendre la situation en main pour ramener la sérénité dans le milieu scolaire» en leur allouant les ressources nécessaires à la «dimension de l’impact afin de continuer à exercer notre mission de service public».

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