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De 300 millions Cfa, le Fonds de développement des cultures urbaines va passer à 600 millions Cfa. Cette augmentation ne sera effective qu’en 2019, selon son coordonnateur. Pour le moment, l’heure est au bilan : Pour cette 2ème année, 71 projets ont été retenus contre 38 la première. Mais les ayants droit (la grande majorité) ne savent pas faire un rapport d’activités.

Le Fonds de développement des cultures urbaines (Fdcu) va passer de 300 à 600 millions Cfa. Même si cette promesse est matérialisée par une «notification du ministère des Finances», elle n’en demeure pas moins un souhait des autorités. Et pour le coordonnateur du Fdcu, l’enveloppe n’est attendue qu’en 2019. «Pour le moment, ce n’est qu’une notification. Il n’est jamais prudent de communiquer sur une notification. Sur 2019, on peut être sûr que l’enveloppe va passer de 300 à 600 millions. Cela va obligatoirement impliquer une modification de beaucoup de choses. Le volume des enveloppes va changer et on pourra faire du développement», a déclaré le coordonnateur Oumar Sall, lors de la conférence de presse de présentation du bilan de la gestion de 2017.
A cet effet, il faut retenir que seuls 38 projets ont pu être financés pour la première année. Les projets sont essentiellement tournés vers la structuration. Pour cette année, les demandes ont été beaucoup plus nombreuses. Et donc, les projets retenus ont été beaucoup plus nombreux que ceux de 2017.
Sur 115 demandes, 71 projets ont été acceptés. Pour 2018, une attention particulière a été accordée au genre. On a encouragé la présence féminine, souligne le coordonnateur du Fdcu. Sur l’évaluation du fonds, les résultats «ont été probants». Oumar Sall a affirmé que «sur 2017, l’enveloppe était de 300 millions, avec une ponction de 20 millions du Trésor. On a financé directement 38 projets et environ 12 projets d’appui. Ce qui a donné des résultats probants. Les projets sur les structurations ont été les plus faciles à évaluer parce qu’ils avaient voulu rénover, renouveler et s’équiper. C’était facile à vérifier. Ils ont tous fait ce pourquoi ils avaient demandé de l’argent». D’ailleurs, ce sont les résultats «probants» qui ont motivé l’augmentation du fonds, d’après Lamine Sarr, directeur de Cabinet du ministre de la Culture et président du comité de gestion du fonds.
Faut-il le rappeler, les 300 millions Cfa étaient répartis en 4 groupes. Il s’agit de la structuration qui avait un plafond de 15 millions Cfa. Cette somme devait servir au recrutement du personnel et à l’achat d’équipements. Pour les créations, le plafond était de 5 millions Cfa. Cette enveloppe est pour la production. 5 millions étaient aussi pour la diffusion. Cela servait d’aide pour les festivals, tandis que 1,5 million Cfa était destiné à la circulation interne. «Cette année, les critères ont été maintenus. Les ayants droit avaient dit qu’on ne pouvait bénéficier deux fois de suite d’une aide à la structuration, mais ils se sont rendu compte que c’était une erreur. Les appels pour 2019 vont peut-être enlever cette contrainte», a précisé Oumar Sall.
Sur les imperfections, le coordonnateur a souligné que «2 aspects ont été très difficiles. Les rapports n’ont pas, pour la grande majorité, été bien rédigés. En 2017, on avait dit qu’on allait appuyer des projets ponctuels. L’esprit était bon, mais la faisabilité n’a pas été pensée, parce qu’en interne on avait constaté que certains passaient par le ministre, et ce dernier donnait des instructions. Mais cette année, on a dit au ministre qu’on ne recevrait plus d’instructions pour financer. Tout le monde doit remplir le formulaire. Si les objectifs sont clairs et correspondent au fonds, ils peuvent bénéficier, encore qu’aucun appui ne peut dépasser le plus petit projet financé par le Fdcu».
mgaye@lequotidien.sn

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