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Florent Ibenge, le sélectionneur de l’Equipe nationale de la Rdc, a dû patienter près de six mois avant de toucher ses arriérés de salaires.
Rémunéré environ 25 mille euros par mois, Florent Ibenge avait déjà eu l’occasion de critiquer ce manque de régularité dans le versement de ses émoluments. L’argent est décaissé par le gouvernement congolais qui prend en charge l’intégralité de la rémunération du sélectionneur et de ses adjoints.
Ibenge, qui a laissé entendre qu’il pourrait ne pas poursuivre l’aventure au-delà de juillet 2018 (date de la fin de son contrat), a plusieurs fois confié en privé sa lassitude face à ce manque de reconnaissance, malgré le travail effectué et les résultats obtenus depuis sa nomination en août 2014.
Heureusement pour lui, son activité d’entraîneur de l’As Vita Club de Kinshasa – présidée par le général Gabriel Amisi – lui assure au moins un revenu mensuel.
Faut dire qu’en Rd Congo, le football ne manque ni de ressources ni de talents, mais il est confronté à des problèmes qui ralentissent considérablement son développement, alors que la sélection nationale fait partie du Top 5 africain (les Léopards ont décroché la troisième place de la Can 2015).
«C’est à se demander si on veut vraiment faire du pays une puissance africaine, car on ne traite pas les problèmes comme il le faudrait», explique un acteur du football congolais qui a requis l’anonymat. Le Français Antoine Sellès, qui a dirigé pendant plusieurs mois le Dc Motema Pembe, un autre monument du football congolais, a pu se rendre compte de la complexité de la situation.
«Le Tp Mazembé devrait être un exemple à suivre. Katumbi a construit un stade moderne et fonctionnel, avec un système de billetterie opérationnel. Il a développé un centre de formation (la Katumbi football académie), attiré des sponsors, tout est bien structuré. Et il peut verser des salaires mensuels élevés à ses joueurs (jusqu’à 25 mille dollars par mois, hors primes). Puis, il y en a qui parviennent à s’en sortir parce qu’ils ont derrière eux des mécènes et quelques sponsors : le Vita Club, le Motema Pembe, le Sm Sanga Balende, ou encore le Cs Don Bosco, qui appartient au fils de Katumbi. Au Motema Pembe, nous avions un budget de 3 millions de dollars (celui de Mazembé serait cinq fois supérieur), avec des salaires allant de 300 à 5 000 dollars.»
Les autres clubs congolais, dont les ressources sont incertaines, naviguent à vue. Et certains ne parviennent même pas à terminer la saison, faute de moyens suffisants. Beaucoup de joueurs doivent se contenter de salaires modestes – 200 à 300 dollars par mois –, «et encore, quand ils sont versés», ajoute Sellès.
Avec Jeuneafrique.com

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