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Déployés en Gambie en janvier 2017 après la crise post-électorale, les soldats de la Cedeao vont encore assurer la sécurité dans ce pays jusqu’en 2020. La mission militaire de la Cedeao (Ecomig) a été une nouvelle fois prolongée lors de la session des Etats membres, tenue en juin dernier.

La mission militaire de la Cedeao en Gambie (Ecomig) a une nouvelle fois été prolongée. La Cedeao a pris cette décision de prolonger cette mission jusqu’en 2020 lors de la session des Etats membres, tenue en juin dernier. L’Ecomig avait été mise en place après l’impasse politique de janvier 2017, lorsque le Président Yahya Jammeh a voulu confisquer le pouvoir après sa défaite à l’élection présidentielle. C’est dans ce contexte sécuritaire tendu dans le pays que les soldats de la Cedeao étaient intervenus pour faire pression sur l’ancien dictateur et le forcer au départ. L’Ecomig assure depuis cette période, c’est-à-dire depuis plus de deux ans, une mission de maintien de la paix. La décision de la Cedeao se justifie par les défis sécuritaires toujours présents dans le pays. Selon l’ambassadrice de la Cedeao en Gambie, citée par Rfi, «il y a toujours des munitions éparpillées dans le pays». Vabah K. Gayflor, dans un article de Rfi.fr, renseigne que «Ecomig est là et travaille dur pour garder un contrôle sur ces armes, savoir où elles sont et d’où la menace peut venir». Pour­sui­vant ses explications, elle ajoute : «Parce qu’on ne connaît pas l’état d’esprit des gens. Ils peuvent se dire : «on attend le départ d’Ecomig et on se lance».»
Ce nouveau mandat de l’Ecomig montre «les lenteurs de la réforme du système de sécurité gambien». Lenteurs reconnues par l’ambassadrice de la Cedeao en Gambie qui rappelle que la force Ecomig coûte trop cher pour durer. Mais d’après Rfi, le gouvernement gambien, lui, soutient son extension. Ainsi, informe Rfi, «les 1 000 soldats d’Ecomig seront en Gambie jusqu’en mars 2020». S’agissant de l’Ue qui a jusqu’ici soutenu financièrement cette mission de la Cedeao avec 22 millions d’euros, Rfi renseigne qu’elle n’a pas été sollicitée pour le moment pour financer le nouveau mandat. D’ailleurs, en a croire le média français, Attila Lajos, l’ambassadeur de l’Ue en Gambie, invite «à réévaluer la pertinence d’une telle mission». Selon lui, «le pays est stable, sûr et sécurisé». Dans l’article publié sur Rfi.fr, il soutient que «le temps est venu de faire progresser et de rendre visible la réforme du système de sécurité». «Aujourd’hui, si vous voyagez dans le pays, vous allez rencontrer un nombre encore plus important de checkpoints», a-t-il déclaré.

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