PARTAGER

Mercredi, un séminaire a réuni des travailleurs et travailleuses du secteur informel à l’Ena pour la présentation du projet Dakar focal city du réseau mondial de recherche, action et politique, Wiego.

Les travailleurs domestiques vivent dans la précarité au Sénégal. Ils ne bénéficient pas de protection sociale, encore moins de pension à la retraite. Parfois, ils sont touchés dans leur dignité à cause de la maltraitance subie de la part de leurs employeurs. Les marchands ambulants, les éboueurs, les mareyeurs et autres acteurs du secteur informel partagent presque les mêmes soucis.
Aujourd’hui, la présence du projet Dakar focal city à leurs côtés est un ouf de soulagement. «Ce projet vient à son heure. Parce qu’il est venu pour renforcer les organisations du secteur informel sur le plan organisationnel avec des séminaires de formation et peut-être des appuis techniques», se réjouit Mamadou Fall, secrétaire général du Syndicat démocratique des mareyeurs du Sénégal. Pour Adama Soumaré, coordonnateur du projet initié par Wiego, terminologie anglaise qui signifie en français Femme dans l’économie informelle, globalisation et organisation, il s’agit tout d’abord d’«identifier les organisations qui sont sur place et mieux connaître leur situation actuelle».
Pour le moment, Dakar focal city concerne seulement la région de Dakar. Selon les initiateurs, après évaluation, ils avanceront étape par étape. «C’est la raison pour laquelle, dans cette première étape avant d’aller vers la sécurisation des moyens de subsistance, il faudrait que ces organisations des travailleurs et travailleuses de l’informel soient bien organisées. Et dans le cadre du programme, nous avons des activités qui vont en ce sens», dit M. Soumaré. Et d’ajouter : «Il s’agit d’accompagner les organisations des travailleurs de l’informel et de renforcer les organisations qui existent déjà. Et celles qui ne sont pas encore très bien organisées, les accompagner dans le cadre organisationnel et voir quelle est la meilleure structure pour qu’elles puissent défendre leurs droits et leurs intérêts.»
Pour parvenir à régler les difficultés des travailleurs du secteur informel, le représentant de Wiego au Sénégal, Adama Soumaré, dégage des pistes de solutions. Il dit : «Il faudrait de manière très claire mettre en œuvre les instruments juridiques telles que la recommandation 204 des Nations unis ou bien la ratification de la Convention 189 et puis lever l’interdiction faite par le Sénégal sur le commerce ambulant. Ça c’est des blocages qui sont là. Tant qu’on ne les enlève pas, je pense qu’il ne faudrait pas passer à l’autre étape.» Wiego est un réseau mondial de recherche et d’action qui se mobilise pour améliorer le statut des travailleurs pauvres de l’économie informelle, en particulier celui des femmes.
msakine@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here