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Dans le cadre du projet «Un jeune un métier», la mairie de Saint-Louis a permis à 370 jeunes de la commune de se former en conduite automobile.

370 jeunes de la commune de Saint-Louis ont été formés à la conduite automobile grâce au projet «Un jeune un métier» initié par le maire Mansour Faye. Ils ont reçu samedi leur permis de conduire des mains de ce dernier, selon qui cette activité entre dans le cadre de la politique d’emploi de jeunes définie par le président de la République dans le Plan Sénégal émergent (Pse).
Selon Mansour Faye, maire de Saint-Louis, par ailleurs ministre du Développement communautaire, ce projet est le fruit des concertations citoyennes qu’il a organisées il y a un peu plus d’un an avec les jeunes issus des 33 quartiers de la commune de Saint-Louis pour diagnostiquer les problèmes auxquels ils sont confrontés et ainsi dégager des perspectives en vue de les aider à se former et à trouver du coup un emploi, mais surtout à s’engager dans l’auto emploi. C’est dans cette perspective et dans le but de trouver une solution à ces problèmes que le projet a été initié. Mansour Faye a rappelé que ce projet est une réponse à l’épineuse question de l’employabilité des jeunes inscrit dans la politique du chef de l’Etat. En effet, le Président Macky Sall, au lendemain de sa réélection, a mis en place un programme pour la jeunesse dénommé l’initiative «Jeunesse 2035» qui, avec pour objectif «d’investir sur l’avenir», replace l’emploi et l’employabilité des jeunes au cœur des priorités.

«Un jeune un métier», un projet de 37 millions
Selon le maire de Saint-Louis, son projet dénommé «Un jeune un métier» a été financé pour un coût global de 37 millions de francs Cfa. Il a fait savoir que le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle avait, à l’époque au moment du lancement il y a 18 mois, alors qu’il était directeur de 3Fpt, pris en charge la formation de 100 de ces jeunes. Une contribution à laquelle sont venues s’ajouter celles des différents responsables de l’Alliance pour la République.
Sur les 370 bénéficiaires, 300 ont déjà terminé leur formation alors que 35 sont encore en formation à cause d’un retard provoqué par la survenue de la pandémie du Covid-19. Selon le premier magistrat de Saint-Louis, ce projet est le premier acte d’une série de décisions qui devront se poursuivre et dont la finalité est de doter les jeunes d’aptitudes avérées pour prétendre à un emploi décent. Mansour Faye a ainsi annoncé la prise en charge d’autres jeunes dont l’option était la formation professionnelle dans d’autres secteurs. Ainsi, souligne-t-il, 160 jeunes ont bénéficié de bourses de formation en santé communautaire, restauration, coiffure, développement local, horticulture et en technique en son et lumière. Par ailleurs, d’autres jeunes seront formés à des métiers comme la maçonnerie et la ferraillerie, en Bts électronique et électricité, agroalimentaire et maintenance des machines agricoles, grâce à des conventions avec le Lycée technique André Peytavin et le Centre régional de formation professionnelle (Crfp) et avec l’accompagnement du 3Fpt. En outre, Mansour Faye annonce la mise en place d’un fonds de 50 millions destiné à la création d’une mutuelle dont la mission est d‘accompagner les jeunes à s’insérer dans le marché de l’emploi. Le maire de Saint-Louis a invité les jeunes à valoriser leur formation par un engagement plus soutenu.
Le président du Conseil communal de la jeunesse, Adama Kane Diallo, s’est lui félicité de ce geste du maire Mansour Faye qui, selon lui, a fait en matière d’emploi des jeunes plus que tous les maires qui se sont succédé à la tête de la commune. Il a salué l’implication des jeunes en général et du Conseil communal de la jeunesse en particulier avec la cooptation de son président dans le comité de pilotage du projet.

Les autres collectivités invitées à copier l’initiative du maire de Saint-Louis
Le ministre de l’Emploi, de la formation professionnelle et de l’artisanat, Dame Diop, qui présidait la cérémonie, a de son côté souligné que ce projet est une innovation de la part du maire de Saint-Louis qui, non seulement a accompagné des jeunes dans sa propre commune, mais les a également associés à la mise en œuvre. Pour lui, le geste de Mansour Faye entre dans le cadre de la politique initiée par le président de la République pour aider les jeunes à trouver un emploi décent. Dame Diop s’est engagé à aider les jeunes de Saint-Louis qui, de son avis, ont été suffisamment outillés à entrer dans le marché du travail non pas en tant que travailleurs, mais en tant qu’entrepreneurs. Pour que cette initiative fasse tache d’huile, le ministre de l’Emploi, de la formation professionnelle et de l’artisanat a invité les autres collectivités à copier cette initiative du maire de Saint-Louis.

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