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Compte tenu des résultats catastrophiques qui s’observent en matière de prévention routière, le directeur exécutif de la Nouvelle prévention routière estime qu’il est temps d’agir. «Pendant très longtemps, on a fait de la prévention routière en se limitant à la sensibilisation, mais ce n’est pas suffisant parce que tout le monde sait qu’en fait la sécurité routière c’est de la trilogie. Il faut d’abord de la formation. Malheureusement dans nos pays, les gens réussissent à avoir leur permis sans avoir jamais été formés. Il y a une étude que j’ai menée avec une Université d’Angers dans le cadre de mes recherches et j’ai vu que sur 107 chauffeurs, seuls 12 sont passés par une auto-école», a expliqué Matar Faye. Au-delà de la formation et des campagnes de sensibilisation massives et répétées, le volet répressif qui n’est pas à négliger en matière de sécurité routière ne marche malheureusement pas. Et Matar Faye d’inviter les gens à ne voir dans la sanction que l’aspect punitif.
A l’en croire, la sanction peut être utilisée à des fins punitives, mais également curatives, éducatives et préventives. «On passe tout notre temps dans les médias et sur le terrain à faire de la prévention routière pour inviter les gens à avoir un comportement plus responsable, à rester plus conscient quand ils sont au volant et à respecter les règles. Ces dernières ne sont pas respectées parce que non apprises. Les campagnes de sensibilisation sont coûteuses. Tant qu’il n’y a pas de sanction dans ce pays, on aura beau faire, mais il n’y aura jamais de résultats. Tous les pays du monde qui ont obtenu des résultats palpables ont allié formation, sensibilisation et répression», a-t-il dit.
ksonko@lequotidien.sn

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