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L’Ised en partenariat avec l’Université Senghor d’Alexandrie et Enda-Madesahel lancent un master II en Santé environnementale au Sénégal. A travers ce master, les initiateurs entendent former et contribuer à l’émergence de nouveaux cadres compétents pour favoriser le développement de la santé environnementale.

L’Institut de santé et de développement (Ised) de l’Ucad  en partenariat avec l’Université Senghor d’Alexandrie et Enda-Madesahel organisent un master II en Santé environnementale. La formation, qui va démarrer à Mbour en octobre prochain, concerne les professionnels de la santé. D’après Dr Anta Tal Dia, directrice de l’Ised, ce master va permettre à son établissement de contribuer à la formation des professionnels de la santé dans la lutte contre les principaux problèmes de santé auxquels va faire face l’humanité dans les prochaines décennies. «Nos effectifs vont être limités de telle sorte que l’on puisse garder la qualité de la formation qui aura une partie théorique et une autre pratique. Dans la pratique, des formateurs iront sur les lieux d’exercice des professionnels pour voir dans quelle mesure les fondements théoriques vont être utilisés en pratique», a expliqué Dr Dia à la réunion d’échanges entre les partenaires.
Déjà dans son offre de formation, l’Ised proposait un master en santé publique avec une formation santé environnementale. «Nous allons mettre un dispositif qui nous permet d’intégrer le master II de l’université Sen­ghor. Cela ne va pas bouleverser le contenu de la formation. Il suffira juste pour ceux qui vont intégrer le master d’avoir le prérequis pour pouvoir suivre le master II», explique-t-elle.
A travers ce master, l’université Senghor et ses partenaires entendent former et contribuer à l’émergence de nouveaux cadres compétents pour favoriser le développement de la santé environnementale. Ceci, indique  Mame Thierno Aby Sy, coordonnateur Enda-Madesahel,  pour contribuer à la mise en œuvre de politiques et de mesures appropriées afin de freiner l’effet de l’environnement sur la santé et partant sur le développement durable.
D’après Anta Tal Dia, les dernières menaces vécues, en particulier l’épidémie  Ebola en Afrique de l’ouest, ont fini de montrer qu’Il est illusoire de former les gens dans des compartiments. «C’est-à-dire former des gens de la santé humaine d’un côté, des gens de la santé animale de l’autre et chacun de son  côté mettait un peu d’environnement». «Il faut former ensemble les professionnels. Les problèmes de santé qui arrivent chez les animaux peuvent être transférés chez l’homme».
ksonko@lequotidien.sn

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