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Le Service nationale d’hygiène outillé pour être apte à opérer le contrôle, en matière de biosécurité et de biotechnologies modernes au niveau des frontières. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’atelier ouvert lundi dernier à Saly à l’intention des agents du Service d’hygiène.

Après la Police nationale en octobre dernier, l’Autorité nationale de biosécurité (Anb) poursuit son cycle de formation à l’intention des forces de défense et de sécurité sur la nécessité de leur fournir une bonne information pour orienter les décisions politiques et éclairer les choix de consommation par rapport aux Organismes génétiquement mo­di­fiés (Ogm).C’est dans ce sens qu’elle a organisé depuis  lundi dernier à Saly, un atelier de formation à l’intention des personnels du Service d’hygiène sur les biotechnologies modernes et la biosécurité.
Selon le directeur exécutif de l’Autorité nationale de la biosécurité, Ousseynou Kassé, qui présidait l’ouverture de cet atelier, le choix de la Brigade nationale des services d’hygiène s’explique par le fait que ces derniers travaillent sur des aspects liés aux aliments et que les agents du Service d’hygiène sont les agents assermentés dans le domaine. «Nous voulons faire une formation pour ces agents qui sont déjà compétents, professionnels mais qui, dans ce domaine, ont besoin d’être outillés. Nous avons besoin de les capaciter dans ce travail spécifique. C’est pourquoi, l’ensemble des 14 régions sont représentées par leurs chefs de service en plus des responsables de sites qui accueillent beaucoup de populations ou des événements de dimension nationale comme Touba et Tivaouane. Nous allons faire cette formation en deux phases : d’abord sur les aspects liés aux Ogm avant de les former pour la détection et sur les cas pratiques», a déclaré Ousseynou Kassé.
Le chef de la Division législation contentieux au ministère de la Santé et de l’action sociale et représentant du directeur du Service national d’hygiène, Alioune Gaye, a dans son intervention rappelé que cette formation sur les biotechnologies modernes et la biosécurité interpelle à plus d’un  titre le  Service d’hygiène. Car dira-t-il, la notion de biosécurité des aliments fait penser aux aliments mis à la disposition des populations. «Cela doit intéresser le Service d’hygiène qui a obligation de résultat en ce qui concerne le contrôle autour des denrées alimentaires ; c’est-à-dire l’hygiène des denrées alimentaires. Ce qui est différent de l’hygiène alimentaire qui est aussi une composante de la sécurité sanitaire des aliments. Par conséquent, nous attendons beaucoup de cet atelier à partir du moment où  nous pensons que l’innocuité des aliments constitue une certaine garantie que tous les consommateurs recherchent et qui parle d’innocuité pense normalement à la qualité intrinsèque de l’aliment qui doit être mis à la disposition des populations», a rappelé le directeur exécutif de l’Autorité nationale de la biosécurité.
Revenant sur le profil des agents qui ont été choisis, il a rappelé qu’un maillage du territoire a été fait pour choisir les agents qui devront participer à cet atelier.  «Ce sont des agents qui ont été choisis au niveau des régions avec la présence des chefs de brigades régionales ainsi que certains départements qui nous semblent importants et certaines sous-brigades qui gèrent des frontières et des portes d’entrée dans le pays. Donc qui ont droit de regard sur ce que consomment les Sénégalais. Toute cette administration de l’hygiène est là et attend beaucoup des thèmes qui vont être développés, des choses qui vont s’ajouter à leur cognitif», a rappelé Alioune Gaye. Ainsi au sortir de cette formation de deux jours, ces forces de sécurité seront  aptes à opérer le contrôle, en matière de biosécurité et de biotechnologies modernes au niveau des frontières.
abciss@lequotidien.sn

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