PARTAGER

Le représentant du Sénégal à l’Université d’été de la Femis a marqué les esprits à l’issue de la projection de son film de fin de formation. Un court métrage intitulé Daan doolé et qui a suscité déjà beaucoup d’intérêts.

Daan doolé bi (Payer de sa sueur pour gagner sa vie). C’est le titre du dernier court métrage que vient de présenter à Paris le jeune réalisateur Pape Bolé Thiaw. L’œuvre a retenu l’attention du jury de la Femis qui a félicité le représentant du Sénégal pour la qualité du travail qu’il a réalisé. Contacté depuis la France où il séjourne actuellement, il a exprimé toute sa joie indiquant que cette œuvre filmique est l’une des meilleures qu’il a réalisées depuis qu’il a commencé à faire du cinéma. Sur sa page Facebook, les félicitations affluent de toute part. Celle de l’écrivain et poète sénégalais Ndongo Mbaye retient particulièrement l’attention. «Bolé Thiaw nous a gratifiés d’une excellente œuvre de fin de stage, un court métrage qui traite de l’immigration avec comme titre : Daan doolé bi… L’acteur avait un jeu très réaliste, émouvant et juste…», écrit-il. En réalité, Daan doolé rapporte l’histoire d’un jeune immigré qui se bat au quotidien pour subvenir aux besoins de sa famille. «C’est un film qui parle de l’immigration certes, mais avec un autre angle, un autre regard», précise le réalisateur lui-même. Pour le consul du Sénégal à Paris, M. Amadou Diallo, «ce film mérite d’être montré à la Rts, mais surtout d’être promu». Aussi, le jeune réalisateur reçoit-il déjà «des propositions pour que le film puisse aller dans des festivals à travers le monde».
Pape Bolé Thiaw représente le Sénégal pour l’édition 2017 de l’Université d’été de la Femis. Elle s’est tenue du 23 mai au 21 juillet dernier à Paris. L’Université d’été est une formation de deux mois qui a pour objectif de permettre aux participants de s’approprier les outils de la réalisation documentaire et de faire progresser leurs démarches artistiques. Cette formation, avait informé Le Quotidien, regroupe 15 jeunes professionnels d’Afrique, d’Asie, du Moyen Orient, d’Amérique Latine et d’Europe de l’Est (hors Union européenne), titulaires d’une bourse de l’ambassade de France. Il faut aussi savoir que la Femis (Ecole nationale supérieure des métiers de l’image et du son) est une grande école publique qui appartient au ministère de la Culture et de la communication de la France. «Elle est financée par le Centre national du cinéma et de l’image animée (Cnc).» L’on renseigne qu’elle est membre de la Communauté d’établissements et d’universités (Comue) de Psl (Paris sciences et lettres) qui regroupe une vingtaine de grands établissements d’enseignement supérieur et de recherche : Ecole normale supérieure, Université Paris Dauphine, Collège de France, Mines Paris tech, Ecole nationale supérieure des beaux arts, Conservatoire national supérieur d’art dramatique, entre autres.
arsene@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here