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A l’image des policiers et des gendarmes, les Agents d’assistance à la sécurité de proximité (Asp) ne sont pas à l’abri de bavures. Le triste épisode de cette femme handicapée violentée en juin dernier par un Asp au centre-ville rappelle la nécessité des actions de sensibilisation à l’égard de ce corps créé en 2013. D’ailleurs, cette bavure a été remise sur la table du directeur général de l’Agence nationale d’assistance à la sécurité de proximité (Ansp) hier lors de l’ouverture d’un séminaire de formation organisé par l’Observateur national des lieux de privation de liberté (Onlpl) à l’intention des Asp. «Est-ce que nos agents commettent beaucoup d’erreurs ? Je pense qu’il faut relativiser», a objecté Dr Papa Khaly Niang.
Il faut relever que cette formation entre en droite ligne avec la politique carcérale de Sénégal dans le cadre du respect de la convention contre la torture et son protocole additionnel. «Il est bon de les former afin qu’ils puissent accomplir ce rôle aux côtés de la police et de la gendarmerie. Les Asp ne sont pas des agents d’autorité, ils doivent se conformer à leur mission qui est préventive. Comme ce sont des auxiliaires, je pense que cette formation est très importante afin de permettre à ces jeunes d’éviter les dérapages», explique M. Niang.
Depuis sa création, l’Agence nationale d’assistance à la sécurité de proximité a déjà recruté et formé 13 mille jeunes dont 3 000 sont déjà insérés. Elle a mis à la disposition de la police 2 000 agents, 1 000 pour la gendarmerie et 2 000 pour les Collectivités territoriales et l’Administration centrale. «Il faut ajuster vos méthodes d’intervention à l’endroit de nos concitoyens dont vous avez en charge la sécurité en amorçant des actions tendant à éviter des bavures qui peuvent engager votre responsabilité pénale et même celle de l’Etat que vous servez», recommande Josette Marceline Lopez Ndiaye, patronne de l’Onlpl. Cette session qui s’achève aujourd’hui permettra aux Asp de renforcer leurs capacités dans le domaine du respect des droits de l’Hom­me.
bgdiop@lequotidien.sn

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