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11 civils et 4 officiers subissent une formation sur les menaces comme le terrorisme, le radicalisme ou la criminalité. Ce cours qui va durer 5 mois est initié par le Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds).

A cause de leurs attaques spectaculaires, les groupes terroristes ont prouvé que la solution militaire ne peut pas les contrecarrer. Le Sénégal, qui jusqu’ici est épargné par la menace, a décidé d’associer toutes les populations à la lutte contre ce fléau mondial. C’est ainsi que le Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds) a initié un cours de formation sur la sécurité nationale. Composée de 15 auditeurs dont 11 civils et 4 officiers venus de la police, de la gendarmerie et des sapeurs-pompiers, cette promotion sera armée dans les domaines de la défense, de la sécurité et de la géopolitique en général. Selon le général de brigade Paul Ndiaye, directeur général du Cheds, le cours «vise à mettre progressivement à la disposition de l’Etat des cadres civils des secteurs public et privé et des Forces de défense et de sécurité ayant les compétences adéquates pour concevoir, construire, au niveau stratégique, une vision intégrée de la défense et de la sécurité au service du développement et de la paix».
Aujourd’hui, la situation sécuritaire dans le monde et particulièrement en Afrique est dominée par une nouvelle forme de violence entretenue, aux conséquences négatives sur le développement économique et social des pays. Dans la région sahélo-saharienne, l’insécurité est devenue l’une des principales préoccupations des populations et des Etats.
Animant le cours inaugural axé sous le thème «L’Afrique face aux enjeux géopolitiques et stratégiques d’aujourd’hui», le Pr Babacar Guèye estime que malgré les défis, «l’espoir est permis» pour le continent, mais à condition que «les Etats créent des dynamiques économiques et organisent un consensus politique permettant une croissance rapide, de qualité et juste». L’enseignant de Droit public à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar explique que l’Afrique doit avoir la voix au chapitre sur la scène internationale en ayant «accès à des financements internes pour accroître la productivité, le retour de l’épargne, le retour des compétences nationales et étrangères et l’émergence de l’entreprenariat, un cadre juridique et institutionnel favorable, un Etat facilitateur, un climat de paix et de confiance».
Pour sa part, le directeur de Cabinet du ministre des Forces armées, Demba Diouf, soutient que sur le plan de la communication, «il va falloir former les Forces de défense et de sécurité, les militaires, le secteur parapublic, les journalistes pour qu’ils puissent avoir l’ensemble des informations requises afin de comprendre la menace et de s’organiser de manière efficace pour y faire face».
bgdiop@lequotidien.sn

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