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Le défi sécuritaire interpelle autant les civils que Forces de défense et de sécurité qui sont appelés à mutualiser leurs efforts. 42 d’entre eux ont reçu hier leur diplôme de Master en défense, sécurité et paix. Dispensé par le Centre des hautes études en défense et sécurité (Cheds), en partenariat avec la Facultés des sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), ce cours (3ème promotion) vise à former des nationaux et des ressortissants de pays de la sous-région sur les questions et problématiques de sécurité. Ilot de tranquillité dans un océan instable, le Sénégal surveille ses gardes. Chef d’état-major général des Armées, le général de corps d’armées Cheikh Guèye et le haut commandant de la Gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire, le général de division Cheikh Sène, sont venus marquer de leur présence pour insister sur la nécessité de la collaboration entre les populations et les garants de la sécurité. Selon le général de Brigade Paul Ndiaye, directeur du Cheds, cette formation «vise justement à mettre progressivement à la disposition des Etats des cadres civils et des Forces de défense et de sécurité ayant les compétences adéquates pour concevoir, construire au niveau stratégique une vision intégrée de la sécurité au service du développement et de la paix».
Durant son cours inaugural qui marque le lancement de la 4ème promotion, le Pr. Isaac Yankhoba Ndiaye, ancien doyen de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Ucad, a insisté sur la nécessité de cumuler sécurité et paix pour atteindre le développement. L’ancien vice-président du Conseil constitutionnel considère que l’absence d’une notion dans le trio sécurité, paix et développement peut être source d’instabilité pour un Etat ; d’où la nécessité pour lui de miser, entre autres, sur l’éducation et l’emploi des jeunes.
Pour sa part, le ministre des Forces armées s’est félicité du couronnement «d’un an d’effort personnel, dans un environnement professionnel contraignant pour la plupart d’entre vous». Augustin Tine souligne que cette formation «revêt une grande importance pour l’Etat du fait qu’elle constitue une première étape dans le renforcement du vivier d’experts militaires et civils de haut niveau dans les domaines de la défense et de la sécurité».
bgdiop@lequotidien.sn

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