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Sénégal talents campus est le premier centre de formation professionnelle et technique aux métiers des Arts et de la Culture. Il offre des formations entre 6 mois et 2 ans sanctionnées d’un Brevet de technicien supérieur et une certification en 4 filières. La cérémonie de lancement a eu lieu hier.

C’est un pas de géant que viennent de faire les acteurs des cultures urbaines vers l’industrialisation de la musique au Sénégal. Africulturban, G Hip Hop et la Maison des cultures urbaines (Mcu) de Dakar ont lancé hier le premier centre de formation professionnelle et technique aux métiers des Arts et de la Culture. Sénégal talents campus va former des régisseurs son, des régisseurs lumière, des régisseurs de production, des administrateurs culturels et des entrepreneurs de spectacles avec à la sortie des Brevets de technicien supérieur (Bts). Naturellement, les postulants doivent avoir le bac pour les 4 Bts proposés. En même temps, des certifications d’une durée de 6 mois sont proposées aux candidats qui n’ont pas le bac. La durée de la formation en Bts est de 2 ans. Ce sera une formation école entreprise. Sénégal talents campus a officiellement démarré et les inscriptions vont commencer au mois de février. Mais les cours ne débuteront qu’au mois de juin 2021. «Nous sommes une école privée (…) L’Etat s’est déjà engagé à prendre en charge les 4 cohortes jusqu’en 2023. La formation est donc gratuite mais il faut avoir une bourse du 3Fpt ou de la ville de Dakar», a déclaré Amadou Fall Ba, le coordonnateur du Sénégal talents campus, hier lors de la cérémonie de lancement qui a enregistré la présence des ministres de la Culture, de l’Emploi, de la formation et de l’insertion.
«Les cultures urbaines, c’est une niche d’emplois. Jusqu’ici, nous avons considéré la culture comme un secteur social. Or, c’est un secteur économique producteur d’emplois et de richesses. C’est pourquoi nous soutenons ce projet. Nous les avons soutenus dans la rédaction des programmes. Nous attendons dans les premières cohortes près de 300 jeunes formés», a expliqué Dame Diop. Le ministre de l’Emploi, de la formation et de l’insertion s’est «engagé pour un centre de formation technique sectoriel dédié aux Cultures urbaines». Soham El Wardini, maire de Dakar, a, pour sa part, pris l’engagement de prendre en charge une cohorte exclusivement féminine. Et le ministre de la Culture assure d’un total soutien technique et logistique.

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