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Pour mieux imprégner les agents de police de la notion de respect des droits de l’Homme, l’Observateur national des lieux de privation de liberté (Onlpl) opte pour des sessions de formation à leur intention. C’est dans ce cadre que 500 élèves de la 44ème promotion de l’Ecole nationale de police prennent part à un atelier sur cette question du 5 au 9 février.

Sensibiliser les élèves de la 44ème promotion de l’Ecole nationale de police sur le respect des droits humains. C’est l’objectif de l’atelier de formation qui se déroule du 5 au 9 février, qui est organisé par l’Observateur national des lieux de privation de liberté afin de prévenir la torture et tous les actes ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Cet atelier destiné à 500 futurs agents de police permettra à ces derniers d’être mieux imprégnés de la notion des droits de l’Homme dans l’exercice de leur fonction.
Selon le directeur de l’Ecole nationale de police, ces officiers ayant pour mission de faire régner l’ordre et de faire respecter la loi, c’est tout à fait normal de leur faire comprendre la notion de respect des droits de l’Homme. S’adres­sant à ces jeunes officiers, M. Ousmane Guèye soutient qu’ils doivent mesurer l’impact de cette formation qui doit être leur leitmotiv durant leur carrière.
Représentant le ministre de la Justice à l’ouverture de cette session de formation, Aïcha Tall Gassama souligne que sensibiliser les officiers de police sur cette question, revient à les conscientiser sur les dangers que constitue le recours à la torture pour eux-mêmes. D’après la Secrétaire générale du ministère de la Justice, «les officiers de police peuvent faire l’objet de poursuites en cas d’abus au cours de l’enquête». A cela, Mme Tall ajoute la nécessité de veiller à l’image de notre pays en termes de démocratie et d’Etat de droit. Au-delà de ces aspects, elle renseigne que «le recours à la torture entame l’intégrité des enquêtes qui sont cruciales pour l’issue des procédures judiciaires». D’où pour la secrétaire générale du ministère de la Justice, l’importance de sensibiliser sur la nécessité de bannir ces actes.
Abondant dans le même sens, l’Observateur national des lieux de privation de liberté rappelle qu’«il ne sert à rien de torturer un mis en cause pour le faire parler». Mme Josette Marceline Lopez Ndiaye rappelle qu’en organisant cette formation à l’intention de ces jeunes recrues, on veut faire comprendre que «la torture et les mauvais traitements dégradants sont proscrits  et que les droits et la dignité humaine doivent être préservés.
dkane@lequotidien.sn

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