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L’Ecole supérieure de journalisme, des métiers de l’internet et de la communication (E-jicom) a lancé jeudi à Dakar un programme de formation dénommé «Ethique et excellence dans le journalisme» pour améliorer la qualité des médias sénégalais, a constaté l’Aps.
Prévue pour un an, cette formation dédiée aux étudiants de troisième année d’E-jicom est ouverte aux pensionnaires du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti), de l’Institut supérieur des sciences de l’information et de la communication (Issic) et aux jeunes professionnels qui sont dans les rédactions. Le programme de formation a été lancé en partenariat avec le Centre européen de journalisme (Ejc, en anglais). «La formation n’est qu’une étape dans la pratique du métier. Nous avons besoin de les former, mais une fois dans les rédactions, il faut qu’il y ait une continuité. Et tout sera fait avec ce programme pour que l’éthique, la déontologie et le travail bien fait se reflètent dans les médias», a dit Hamadou Tidiane Sy, le directeur d’E-jicom. «Ils seront formés pour une durée d’un an sur des thématiques variées. Nous voulons être pragmatiques. Nous voulons de l’impact. C’est pour cela que nous souhaitons les former et les encadrer afin de créer des gens qui croient à la profession», a expliqué M. Sy.
Outre le volet formation, le programme va porter sur la production avec l’octroi d’une bourse «pour que les journalistes qui suivent la formation et qui souhaitent faire des reportages puissent postuler afin de bénéficier de cet argent», a-t-il ajouté. «Ce fonds sera ouvert à tous les médias qui envoient leurs journalistes suivre le programme», a précisé Hamadou Tidiane Sy, précisant qu’à la fin de chaque cycle de formation, des étudiants seront sélectionnés «pour reconnaître leur travail».
«Nous allons voir comment créer l’émulation afin de les garder dans la profession de manière durable», a-t-il promis, expliquant que ce programme a été défini pour répondre aux «critiques incessantes» des populations contre «le faible niveau» des jeunes journalistes.
Le journaliste ajoute également que ce projet est une manière, en tant que professionnel soucieux de l’image de la profession, d’apporter une solution au «fake news» (fausse information), relayées par les médias. «Nous portons le projet, mais seuls, nous n’y arriverons pas», a dit M. Sy, également ancien étudiant du Cesti et fondateur du site d’information www.ouestaf.com.

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