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Le Puma, qui dépend désormais du ministère du Développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale, offre des formations à l’intention des jeunes du monde rural. A travers ses sessions de formation, le programme s’investit pour améliorer les conditions de vie des populations frontalières. Le Coordonnateur national du Puma (Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers), Moussa Sow, a présidé lundi à Ndioum, la cérémonie de remise d’attestations de formation à une quarantaine de jeunes formés sur les métiers du Btp, l’électricité bâtiment et carrelage.
Cette rencontre organisée à l’intention des jeunes de l’île-à-Morphil a été couplée au lancement du démarrage des sessions de formation au profit de 118 jeunes et femmes des régions de Saint-Louis et de Tambacounda, annonce la structure dans un communiqué. Organisée par l’Ecole des chantiers de Rufisque (Asf-Esca), la cérémonie de remise d’attestation des bénéficiaires de la formation a été suivie par le lancement du démarrage des sessions de formation pour 118 jeunes et femmes des régions de Saint-Louis et de Tambacounda en partenariat avec l’Institut supérieur africain de formations spécialisées (Isfos), l’opérateur de la formation. Ces sessions de formation vont porter essentiellement sur les modules de technicien en cuisine et restauration, technicien en maintenance informatique et réseau, technicien en boulangerie et pâtisserie, technicien en énergie renouvelable, technicien en administration et gestion des cash services, technicien en infographie et reprographie et en teinture, entre autres métiers. Il s’agit en effet, de la rentrée de la première promotion d’Isfos Nord de 83 candidats filles et garçons sur des filières et métiers innovants. En mettant ces nouveaux profils sur le marché de l’emploi, Moussa Sow les rassure : «Chers jeunes, votre avenir dépend du choix que vous faites, et le Puma vous guide sur le bon chemin en vous formant et en vous accompagnant. Le Puma vous forme aujourd’hui et compte aussi vous accompagner vers un emploi et une insertion professionnelle. Ce qui s’inscrit dans le cadre de la mission du programme et l’atteinte de son objectif qui est de lutter contre l’exode rural par la promotion économique et sociale des jeunes.» Selon le coordonnateur du Puma, avec les «sessions de formations riches et variées offertes aux jeunes», le monde rural pourra désormais compter sur ses propres fils pour satisfaire certains besoins et demandes qui auparavant faisaient appel à la main d’œuvre extérieure.
Au-delà de l’axe Nord, le programme de formation du Puma a touché aussi d’autres jeunes et des groupements de femmes dans les régions de Sédhiou et Ziguinchor.
Faisant le bilan de leurs initiatives au profit des jeunes, Moussa Sow liste : à Djirack, dans le département d’Oussouye, 30 jeunes sont formés sur les techniques de transformation et de conservation de la filière mangue, de même qu’à Simbandi Balante, dans le département de Goudomp, région de Sédhiou, 30 femmes sont formées sur les techniques de transformation et de conservation de la Saba Senegalensis «Madd» et du lait. Sans oublier Toubacouta, dans la région de Fatick où des femmes ont été formées sur le micro-jardinage et vendent actuellement des produits bio sur le marché. Dans l’île-à-Morphil, de Dounguel à Siouré Thiambé, département de Podor, 120 femmes sont formées sur quatre modules différents dont : la gestion de très petites entreprises, le maraîchage, la transformation des fruits et légumes et les techniques d’embouche bovine. Il en déduit que toutes ces formations vont contribuer à la promotion de l’entreprenariat rural en passant par la promotion économique locale et le Puma s’investit pour améliorer les conditions de vie des populations frontalières.

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