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Les cas positifs au coronavirus ne cessent de se multiplier. Avec plus de 700 personnes malades recensées depuis le 2 mars, 9 décès et 442 patients encore sous traitement, la situation ne se stabilise pas. En revanche, les autorités maintiennent leur stratégie de lutte actuelle, malgré la flambée des cas communautaires qui constituent une bombe à retardement.

Les chiffres publiés donnent l’impression que le pic de la maladie n’est plus loin. Au rythme où les cas positifs se confirment, le Sénégal pourrait devenir d’ici quelques jours l’un des plus touchés par le Covdi-19 en Afrique. Sur 677 tests réalisés, 64 sont revenus positifs au Covid-19 rien que pour la journée d’hier. Ce qui porte à 736 le nombre de cas positifs dans le pays depuis le 2 mars. Selon la directrice de la Santé publique, il s’agit de 50 cas contacts suivis par les services sanitaires et 14 issus de la transmission communautaire, répartis comme suit : 2 à Sangalkam, 2 à Rufisque, 1 à Grand-Médine, 6 à Touba, 1 à Thiès, 1 à Sédhiou et 1 à Mbacké (décédée avant-hier).
Ces statistiques montrent que la courbe de progression est en train de monter en flèche. Elle vient d’ébranler les certitudes qui escortaient un peu les appréciations positives de la gestion de l’affaire. Avec une augmentation journalière des cas de l’ordre de 10% en moyenne, le nombre de cas double chaque semaine. Dans les projections, le Sénégal pourrait atteindre plus de 1 000 cas dans les prochains jours. Et peut-être beaucoup plus dans quelques semaines.
En attendant, la situation actuelle évolue en dents de scie. Hier, Dr Marie Khémesse Ngom Ndiaye annonçait qu’un autre cas grave est présentement admis en réanimation. En plus, il n’y avait qu’un seul patient guéri du coronavirus, montrant que désormais le nombre de personnes sous traitement dépasse de loin les cas guéris. A ce jour, 736 cas ont été déclarés positifs dont seulement 284 guéris, 9 décès, 1 évacué et 442 patients en soins. Il y a quelques mois, c’était le contraire. Une situation qui laissait flotter un vent d’optimisme même si le Sénégal a guéri jusque-là 284 personnes.

11 régions touchées, 34 ans de moyenne d’âge
Comme toujours, le nombre de cas communautaires continue de cristalliser l’attention du personnel médical. De 9, il est passé à 14 hier et semble toucher désormais toutes les régions. Depuis hier, ce sont au moins 11 circonscriptions administratives sur les 14 que compte notre pays qui sont touchées avec le recensement d’un malade à Sédhiou. Une équation à mille inconnus pour les autorités sanitaires qui peuvent s’attendre les prochains jours à plus de cas positifs issus de cette transmission difficile à appréhender.
En revanche, le profil des malades balaie une fausse certitude. Selon le docteur Bousso qui faisait le bilan de la gestion de cette pandémie, les jeunes sont les plus touchés. La moyenne d’âge est de 34 ans, contrairement aux vieilles personnes qui ne présentent que 14 cas graves et dont la moyenne d’âge est de 69 ans. Même si ces dernières sont les plus vulnérables à cause de certaines pathologies qu’elles traînent. D’après le directeur du Centre des opérations d’urgence (Cous), tous les cas de décès ne proviennent pas du Centre de traitement des épidémies du Centre hospitalier universitaire national de Fann qui en est à 4 morts recensés. «Les autres cas graves décédés, précise-t-il, proviennent des autres ré­gions.» A en croire Dr Bousso, c’est 11 mille 032 tests qui sont réalisés depuis que la maladie s’est déclarée dans le pays. «L’Institut Pasteur a réalisé 10 mille 352 tests et l’Iressef 678 tests», détaille-t-il. Quid de l’état du personnel de santé ayant contracté le virus ? Il souligne qu’aucun d’eux ne présente un cas grave.

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