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Président de la Fédération sénégalaise de judo, Babacar Wade estime que Mbagnick Ndiaye aurait validé son ticket pour les Jo de Tokyo, en raison de son classement, au jour d’aujourd’hui. Le double champion d’Afrique est l’un des espoirs du judo sénégalais et africain.

Le président de la Fédération sénégalaise de judo, Babacar Wade, a indiqué que le champion d’Afrique sénégalais, Mba­gnick Ndiaye, aurait validé son ticket pour les prochains Jeux olympiques de Tokyo si le classement actuel était validé. «Pour la qualification de Mbagnick pour les Jo, aujourd’hui, si on avait arrêté la liste des qualifiés, je peux dire qu’il le serait», a confié l’invité du Forum WhatsApp de l’Asso­ciation nationale de la presse sportive (Anps) ce samedi. Les Jeux olympiques de Tokyo 2020 ont été reportés en mars dernier à 2021 (23 juillet-8 août) en raison de la pandémie du coronavirus.
Cependant, l’instance fédérale entend suivre de près la préparation de l’espoir de toute une Nation afin de le mettre dans les meilleures conditions de performance, en perspective des compétitions internationales. «Main­tenant, on va continuer à parfaire son classement… Lorsque les compétitions sur le plan international reprendront, qu’il puisse se remettre sur le circuit international pour garder son classement actuel», a indiqué le patron du judo sénégalais.
Considéré comme le Teddy Riner sénégalais, en référence au champion français qui règne sur la discipline ces dernières an­nées, le double champion d’Afri­que des plus de 100 kilos ne cesse de gravir des échelons et de se faire une place dans le cercle des meilleurs judokas du continent.
Bénéficiaire d’une bourse olympique, Mbagnick Ndiaye disait récemment à nos confrères de l’Aps : «Je suis obligé de m’organiser pour faire de bonnes performances aux Jo. Et cela, grâce au soutien et à l’accompagnement du président de la Fédération sénégalaise de judo.»
Ce dernier croit dur comme fer que celui qui a décroché une médaille d’or chez les séniors, 23 ans après, est sur le bon chemin. «Mbagnick, on s’en est occupé sur place. Lorsqu’on a senti que le diamant était plus ou moins prêt et qu’il fallait le polir, on l’a mis sur des stages, que ce soit au niveau de l’Inseps, de la Hongrie avec le centre de la Fuje, cela nous a donné les résultats qu’on a eus et qu’on peut tous constater», dira M. Wade.
Un produit local que l’instance fédérale a pris le temps de préparer avant de lui ouvrir les portes de l’extérieur pour mieux se perfectionner. «Depuis 2010, le travail se fait plus sur le plan local, contrairement aux années précédentes. Et c’est là où la victoire de Mbagnick est importante pour nous. C’est un produit qui a été formé de toutes pièces avec nos méthodes chez nous au Sénégal, contrairement à d’autres qui ont été formés et perfectionnés dans des centres d’entraînement hors du Sénégal», souligne-t-il.
Au-delà de Mbagnick Ndiaye, l’instance fédérale espère également pouvoir compter sur la qualification d’autres athlètes pour les Jo de Tokyo, en les mettant dans les meilleures conditions de performance. «Il y a quelques éléments qui, peut-être, ont quelques chances de qualification pour 2021. On essayera de les appuyer au mieux. Et nous espérons qu’ils pourront nous faire la bonne surprise d’offrir la qualification au Sénégal pour les Jo de Tokyo», prie le président de la Fédé de judo.

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