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aSon départ du Cng est réclamé par de nombreux acteurs de la lutte. Mais le président Alioune Sarr, qui reste zen face aux critiques, maintient toujours le suspense au sujet de son avenir à la tête de l’instance dirigeante qu’il préside depuis maintenant 26 ans.

Partira, partira pas ? Sera-t-il toujours là, à la fin de son mandat en octobre ? Il faudra attendre avant d’être édifié sur l’avenir du président du Cng de lutte, le Dr Alioune Sarr. Son face-à-face, via WhatsApp, ce samedi avec les journalistes de l’Anps, n’ayant apporté rien de nouveau par rapport aux intentions de celui qui règne à la tête de la lutte sénégalaise depuis maintenant 26 ans.
A la question de savoir s’il était prêt à rempiler à la fin de son mandat, en octobre prochain, si le ministre des Sports lui fait la proposition, le président du Cng de répondre : «Prions Dieu qu’il nous donne santé et vie. Et qu’il nous permette d’abord de combattre cette pandémie sans trop de dégâts. Et ensuite nous verrons par rapport à la position du ministre des Sports et du Bureau du comité que je dirige.»
En clair, Alioune Sarr lie son destin à celui qui l’a nommé mais évite en même temps de dévoiler son sentiment personnel par rapport à ses envies de continuer ou d’arrêter.
Voudrait-il éviter de «baliser» le chemin à Matar Ba que certains dont Gris Bordeaux, soupçonnent de mener des consultations en coulisses pour lui trouver un successeur ? Les prochains mois nous édifierons.

Alioune Sarr plus préoccupé par le Covid-19 que pour son avenir…
Mais ce qui est sûr, les tirs groupés venant de tous bords et principalement des acteurs de la lutte ne semblent pas perturber le Dr Sarr qui apparemment veut prendre tout son temps avant de se décider ; même si cette décision est intimement liée au desiderata de celui qui l’a nommé à la tête de cette structure d’exception.
La lucidité et la sérénité qui ont enveloppé ses propos durant ses 60 minutes de prise de parole laissent apparaître un homme «zen», offensif par moments dans des piques dirigées vers ses détracteurs, mais plus préoccupé par la pandémie de Covid-19 qu’à son avenir à la tête du «sport de chez vous» qu’il a pourtant réussi à moderniser, en dépit des critiques à la limite excessives.
D’ailleurs, comme pour répondre à ses détracteurs qui le poussent à la démission, Alioune Sarr lâche : «Nous avons affaire à des groupes qui ont pour objectif de régler des problèmes crypto-personnels. Et là, il faut tout le temps faire face pour rappeler à tout un chacun que la mission est globale et que c’est l’intérêt du sport sénégalais, en particulier de la lutte, qui est en jeu, et non pas les querelles.»

«Nous menons notre mission sans état d’âme»
L’ancien médecin des Equipes nationales dit avoir «l’intime conviction» que ce qu’il fait, il le fait «avec conscience». «Quand vous devez tracer une voie, forcément vous aurez à déplacer, à recentrer et à recadrer. Tout cela ne peut pas plaire à tout le monde. Il faut avoir le courage de sa vision et de son opinion, surtout avoir en tout instant en tête que cette mission nous vient au sommet de l’Etat. Nous sommes Sénégalais et patriotes, et tant que nous pensons la mener, nous la mènerons sans état d’âme», martèle-t-il.
Justement, par rapport aux agitations notées autour de l’arène, fermée depuis plusieurs mois pour cause de pandémie, le Dr Sarr s’interroge : «Est-ce qu’il existe sur terre une activité qui n’est pas agitée ?», soutient-il faisant allusion à la crise qui mine la lutte. Avant de poursuivre : «Quelle que soit la station à laquelle on se trouve, la vie est dynamique. Tout moment appelle des corrections, des nouveautés et une nouvelle façon de voir. Cela pose souvent problème dans sa globalité. La vie est un éternel combat. Un combat, il faut avoir le courage de l’accepter, de le mener. Vous savez que dans la vie tout est subjectif et nous pensons que par rapport aux objectifs fixés par l’autorité ça va dans son ensemble. Même si tout le monde ne le reconnaît pas et c’est normal parce qu’une œuvre humaine est perfectible.»

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