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Le Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds) a clôturé hier son séminaire de deux jours. Des moments d’échanges de stratégies dans le cadre de la lutte contre l’extrémisme violent.

La prévention de l’extrémisme violent passe par le dialogue, la concertation et le partage d’expériences. C’est sans doute ce qu’a compris le Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds). La structure a tenu à Dakar (du 9 au 10 octobre) un séminaire pour cogiter sur des stratégies pouvant permettre de barrer la route à ce phénomène. Ayant regroupé autour d’une table plusieurs autorités militaires venues de différents pays de la sous-région et du monde, le conclave qui avait pour thème «Forces de défense et de sécurité dans la prévention de l’extrémisme violent» veut contribuer aux initiatives en cours dans la région pour la prévention de la violence.
Dans cette lutte, les 60 acteurs ont proposé des plans susceptibles de faire régresser, voire éliminer ces violences. Ils misent particulièrement sur la coopération civilo-militaire qui, selon le rapporteur camerounais Chris­tian Pout, «sera un cadre légal et réglementé qui va permettre à l’Armée de bien exercer sa mission de veille, d’intervention et de sécurisation». Pour lui, à l’heure actuelle, les forces militaires doivent dépasser les difficultés liées à la mobilité. Initiateur de ce rendez-vous d’échanges de stratégies de défense et de sécurité, le secrétaire général du Cheds, Paul Ndiaye, estime que la réponse sécuritaire est une nécessité pour la protection des hommes. «Notre environnement politique, social, économique et culturel est tributaire de notre sécurité qui est un enjeu et un défi. Il nous faut des passerelles, mais aussi une synergie d’actions pour atteindre les objectifs. Au cœur de la sécurité se trouve la sécurité des êtres humains», a-t-il déclaré. Selon lui, cette rencontre s’inscrit dans la «mouvance de l’initiative des conversations régionales pour la prévention de l’extrémisme violent de 2016 à Ndjamena et du Forum international de Dakar pour la paix et sécurité en Afrique de décembre dernier». Quant au général Mamadou Mansour Seck, Pca du Cheds, il est d’avis que la population doit s’impliquer davantage dans cette «nouvelle guerre» qui ne concerne plus seulement les forces de défense et de sécurité. «Ce n’est plus la guerre conventionnelle de bataillon à bataillon. Ce sont des gens qui se sont radicalisés et qui s’attaquent à la société dans les différentes phases. C’est une guerre holistique. Ils exploitent les faiblesses de la société telles que les enfants et les sans-emploi», avance-t-il. En outre, il propose «la formation de forces spéciales bien équipées, bien armées et surtout bien renseignées avec de bonnes capacités d’intervention». Mama­dou Mansour Seck pense aussi qu’à part la défense et la sécurisation, un bon environnement économique et une bonne politique d’emploi pourraient faire reculer le phénomène.
Stagiaire

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