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La troisième édition du Forum local multi-acteurs sur la gouvernance environnementale de Dakar a été une occasion de permettre aux acteurs de se prononcer sur les différents problèmes locaux, à savoir la destruction progressive de la bande des filaos, l’occupation des zones non eadificandi, les problèmes d’assainissement, la gestion des ouvrages entre autres.
Selon Biram Faye, Coor­don­nateur régional média à l’Institut Panos Afrique de l’Ouest, par ailleurs coordonateur du Projet Médias citoyens pour une gouvernance environnementale participative au Sénégal, «c’est un forum qui a regroupé des associations de jeunes qui s’activent dans la préservation de l’environnement, mais aussi des journalistes. Et cela nous permet de voir ce qui marche et ce qui ne marche pas au niveau de leur localité. Cette année nous avons parlé des inondations, nous avons abordé la question de la pollution des ressources, nous avons également parlé des procédures de déclassement des forêts. Parce que ce sont des sujets d’actualité et la banlieue dakaroise est marquée par ces phénomènes».
Monsieur Faye renseigne que le regroupement de ces acteurs permet de voir quels sont les mécanismes qui marchent, ce qu’il faut améliorer et ensuite faire des recommandations à l’endroit de l’Etat, des médias, des collectivités territoriales. Mais aussi des associations «pour qu’on puisse aboutir a une gouvernance de l’environnement beaucoup plus durable, mais aussi beaucoup plus responsable». «Et pour réussir, il faut une gestion inclusive qui est fondamentale. Parce qu’on ne peut pas utiliser des mécanismes qui existent sans l’implication des populations. En le faisant, il y a toujours un risque de conflit. Par exemple, la question des inondations, vous voyez ce qui se passe, on met des milliards de francs Cfa, on investit, on réalise des ouvrages mais les gens n’en sont pas informés, parce que tout simplement ils ne sont pas informés, encore moins impliqués. Ce qui pose problème, et bonjour à une polémique», explique M. Faye.
D’après ce dernier, sa structure, l’Institut Panos, va valoriser les résultats pour la mise en œuvre de ce projet pour élaborer d’autres projets qu’ils vont «proposer à des partenaires pour revenir dans ces zones pour accompagner la population basée dans les collectivités locales».
Pour Maguette Fall, point focal du projet Médias citoyens pour une gouvernance environnementale participative au Sénégal, «ce forum permettra aux populations de mieux s’outiller, mais de s’informer véritablement de la gestion de leur localité avec l’accompagnement des acteurs de ce projet. Et cela doit être répandu dans plusieurs localités de ce pays. Parce que les populations ont un droit de regard et un rôle à jouer dans le développement de leur localité. Il est devenu un peu rare de voir dans certaines localités l’implication des populations dans les projets phare diligentés par leurs responsables locaux».

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