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L’exploitation des enfants en Afrique de l’Ouest est une fâcheuse réalité qui pousse les organisations de la Société civile de la Cedeao à unir leurs efforts. A Dakar, elles lancent un appel aux Etats à respecter les législations qui criminalisent certaines activités.

En Afrique de l’Ouest, la situation des enfants est partout la même : Déguenillés, tendant leur sébile en quête de quelques pièces de monnaie. C’est une image désastreuse que le Forum  de la société civile de l’Afrique de l’Ouest (Foscao) veut corriger en mettant en place une plateforme régionale permanente de collaboration pour une meilleure harmonisation des actions. L’objectif est donc de permettre aux participants d’avoir une meilleure connaissance des instruments de protection des enfants, de faire la revue et l’évolution des actions des pays relatifs à la protection des enfants, car les violences contre eux sont parmi les problématiques les plus récurrentes en Afrique de l’Ouest. Ces violences sont variées et s’inscrivent dans des contextes sociaux, culturels, économiques et religieux qui nécessitent des corrections pour assurer leur plein épanouissement.
Aujourd’hui, les conflits armés, le terrorisme, la pauvreté, la forte urbanisation et les croyances religieuses et culturelles contribuent en grande partie à la persistance des violences faites aux enfants. Selon une étude menée par l’Organisation des Nations unies à travers le Comité des droits de l’enfant, plusieurs formes de violence dont le mariage précoce, l’excision, la discrimination (surtout dans le cas des enfants dits «sorciers», les enfants handicapés, les enfants malades), la mendicité, les violences durant les conflits armés, la traite, l’exploitation sexuelle et économique sont le quotidien de ces mômes laissés à leur sort. Awa Fally Ba, directrice régionale de la Communication et du partenariat de Plan international en Afrique de l’Ouest et du Centre, souligne : «On a parlé de la situation du Nigeria déjà ce matin (hier), avec la situation des enfants qui n‘ont pas accès à l’école et même la situation des enfants qui, à leur naissance, n’ont pas accès à un extrait de naissance. Donc, il y a énormément  de problèmes qui tournent autour de l’enfance en général et en particulier en Afrique de l’Ouest et du Centre» ; d‘où l’importance de cette rencontre de Dakar : «C’est la raison pour laquelle Plan international est en partenariat avec le Foscao pour pouvoir discuter avec ces organisations de la Société civile sur comment nous pouvons faire pour amener le gouvernement à prendre en compte et à respecter les engagements qu’il a pris dans différents espaces pour que les enfants puissent en Afrique de l’Ouest s’épanouir.» Elle poursuit son réquisitoire : «On ne peut pas travailler sur la question en sortant l’enfant de la cellule familiale, la première cellule de protection. Le premier garant des droits des enfants se situe au niveau de la famille. Donc évidemment, nous travaillons avec les familles pour les sensibiliser, nous travaillons avec les communautés, parce que l’enfant doit être encadré dans cet espace. Mais nous avons besoin que l’Etat puisse prendre en compte et mettre en œuvre les engagements qui ont été pris à différents niveaux international, régional et national.» Par contre, les initiatives des organisations de la Société civile se heurtent à un manque d’harmonisation des stratégies de plaidoyer et des plans d’action opérationnels. Sans oublier la non maîtrise des textes relatifs à la protection des enfants.
Stagiaire

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