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Du 29 juin au 1er juillet, Foundiougne, ville de l’Ouest du Sénégal, située dans le Sine-Saloum, a vibré au rythme de la 2ème édition du festival «Reggae mangroves». Cette manifestation voulait mettre l’accent sur l’importance de préserver la mangrove, pour le bien de l’environnement.

La deuxième édition du festival «Reggae Mangroves» a vécu. Organisée en Vsd, la manifestation a tenu en haleine  la population de Foundiougne. Les jeunes chanteurs Reggae des îles du Saloum se sont relayés sur le podium pour entonner chacun une chanson relative à la préservation et la conservation de la mangrove. C’est avec la conscience  que la commercialisation risque d’éradiquer cette espèce végétale  que Babacar Thiam a décidé d’être le promoteur de ce festival qu’il a lancé l’année dernière.
Les chanteurs, Moussa Diouf «Scorpi’Art», Cardi, Zeuf Bou Dionne War Reggae et Kéba ont porté haut la musique Reggae en chantant en langue sérère et souvent en français pour toucher le maximum de personnes sur l’importance de préserver la mangrove qui participe à l’équilibre de l’environnement et qui est un écosystème de marais. Les mangroves  contribuent à la résilience écologique des écosystèmes face aux effets du dérèglement climatique, incluant la montée des océans.
N’eut été le soutien du ministère de la Culture, de la directrice du Centre culturel de Fatick, du directeur du Centre d’interprétation de Toubacouta, la compagnie théâtrale «Kaddu Yaraakh» et le maire de la commune de Sokone, le festival de Reggae mangroves ne se serait pas tenu à la date. «En dehors du maire de Sokone, Petit Guèye qui m’a apporté un soutien, les autres  autorités locales n’ont pas réagi. Je ne vais les critiquer mais je demande simplement qu’on m’accorde mon droit en tant que citoyen. Je n’ai pu avoir de sponsor malgré les nombreuses sollicitations», regrette ce natif de Foundiougne. «Le festival Reggae mangrove est un combat citoyen. Il n’y a pas de combat plus noble que celui que nous menons. La dégradation rapide de certaines mangroves, dans le monde entier, est devenue préoccupante parce qu’elles constituent des stabilisateurs efficaces pour certaines zones côtières fragiles qui sont maintenant menacées», tente de convaincre M. Thiam.
Offrant aux jeunes talents Reggae de l’île du Saloum une vitrine pour faire leur promotion à travers ce festival, le promoteur n’exclut pas d’ouvrir la manifestation à d’autres genres musicaux lors de la prochaine édition.
ambodji@lequotidien.sn 

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