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N’ayant pu célébrer la 4e édition de son festival Reggae Mangrove à cause de la pandémie du Covid-19, le promoteur Babacar Thiam a profité de la Journée internationale de la couche d’ozone pour faire d’une pierre deux coups. Une formule inédite, le jeune promoteur a scellé un partenariat avec Foundiougne Fm pour tenir un temps d’antenne animé par Farba Diouf et parler de la pertinence de son concept qu’est Reggae Mangrove.

Babacar Thiam, promoteur du festival Reggae Mangrove, a donné l’opportunité à l’environnementaliste, Cheikh Waly Ndao, de parler de l’importance de préserver la couche d’ozone qui est une sorte de filtre contre les rayons nocifs du soleil. «En organisant le festival Reggae Mangrove, j’ai voulu avoir une démarche artistique et inclusive», a dit Babacar Thiam dont le combat est de faire en sorte que les populations des Iles du Saloum et plus particulièrement celles de Foundiougne dont il est originaire, s’approprient le concept. Babacar Thiam a défendu le  reggae en cherchant à le dépouiller de certains préjugés qui lui collent à la peau pour légitimité son choix porté sur ce genre musical qui est une musique de militantisme  utilisée comme moyen de communication pour atteindre sa cible. Une position que partage Cheikh Waly Ndao, l’environnementaliste qui reconnait que les reggaemen aiment l’environnement et que c’est devenu chez eux une habitude de le protéger.
«Les Iles du Saloum, la population Niominka écoutent plus le reggae que le mbalaax», a dit Cheikh Waly Ndao pour louer la démarche du promoteur pour de meilleurs comportements vis-à-vis de la nature et plus particulièrement des mangroves où se reproduisent les crevettes et les autres espèces marines. Exploitées à des fins économiques, parce que pouvant servir de feu de bois, à faire des poteaux et de l’habitat, la destruction des mangroves participe à menacer l’équilibre de l’environnement. C’est la transition trouvée par l’environnementaliste Cheikh Waly Ndao pour parler des fortes inondations notées cette année et qui, selon lui, sont dues à l’action de l’homme sur l’environnement favorisant le changement climatique.
Pour M. Ndao, il a fallu quelques jours de confinement dus au Covid-19 pour réduire l’agression dont fait l’objet la couche d’ozone. «Le Covid-19 est un mal nécessaire», a argumenté l’environnementaliste pour souligner qu’il faut souvent «un peu de tout pour faire un beau monde. Sans les mangroves, les Iles du Saloum auraient disparu».
La Journée internationale pour la conservation de l’écosystème de la mangrove est adoptée par la Conférence générale de l’Unesco en 2015. Babacar Thiam s’est inscrit dans ce sillage pour préserver la mangrove et la couche d’ozone et profite de l’occasion pour rendre un hommage à Toots Hibbert à qui l’on doit l’invention du mot reggae à travers sa chanson Do the Reggae. Il est décédé le 11 septembre dernier. Ce qui est une grosse perte pour le mouvement reggae, selon Babacar Thiam.
Après Reggae Mangrove et la couche d’Ozone que Babacar Thiam compte célébrer le 20 novembre prochain à Foundiougne, il y a la signature de la convention du droit des enfants après la première édition marquant les 30 ans de cette convention célébrée par le promoteur l’année dernière.

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