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Babacar Thiam, directeur du festival.

Pour la 3e édition, les organisateurs de Reggae mangrove ont misé sur des actions de sensibilisation pour la préservation de la mangrove et de la couche d’ozone. Malgré le peu d’intérêt des sponsors, la fête fut belle à Foundiougne.

Malgré toutes les difficultés rencontrées pour réunir le budget de 5 millions nécessaires à l’organisation de la 3ème édition, le Festival Reggae mangrove qui se tient chaque année à Foun­diougne a encore une fois connu le succès. Les populations de Foundiougne se sont en effet déplacées en masse pour communier autour de la musique reggae, mais également de la thématique mise à l’honneur cette année, à savoir la préservation de la mangrove et de la couche d’ozone. «La population a encore répondu présent à cette 3ème édition», s’est réjoui Babacar Thiam, directeur du festival, qui entend mieux organiser la manifestation pour plus attirer l’attention des annonceurs qui tardent encore à réagir, tout comme les autorités locales qui n’ont rien fait pour soutenir le projet.
Mais artistes et environnementalistes se sont donné la main pour conscientiser les populations sur l’importance de préserver la mangrove en voie de disparition dans cette zone. Elle, qui borde les berges et offre un magnifique paysage de bolong et de cours d’eau entrelacés, participe pourtant à l’équilibre climatique de la planète. Le rappeur Donald Boucar a ainsi été l’attraction en termes de prestation musicale. Venu de Toubab Dialaw, le jeune artiste a bercé de sa voix mélodieuse le jeune public qui n’a pas manqué de se trémousser au rythme des belles sonorités. Le titre qui a fait bouger le public est un des nouveaux titres de album produit à l’international et que l’artiste promet de mettre à la disposition des mélomanes en décembre prochain. Le Festival, qui a démarré le samedi, s’est terminé le lundi suivant avec comme point d’orgue la célébration de la Journée internationale de la couche d’ozone, en partenariat avec la Direction de l’Environnement et du développement durable et du Comité de salubrité du quartier Thiamène. Environ­nemen­ta­liste, Cheikh Waly Ndao a animé une conférence pour alerter sur les dangers qui guettent l’humanité en continuant de détruite la couche d’ozone à cause de la pollution de l’atmosphère.
ambodji@lequotidien.sn

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