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Selon des experts de l’Omvs, de 2002 à 2016, le  Système électrique de la Sogem, avec ses deux centrales hydroélectriques, notamment Manantali et Félou et l’interconnexion des réseaux électriques, a contribué à la couverture de 10 à 12% des  besoins en électricité du Sénégal.

Le réseau des journalistes pour l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal a organisé samedi à Saint-Louis, un atelier d’information et d’échange sur la contribution de l’Omvs à l’approvisionnement énergétique du Sénégal. La rencontre qui s’est tenue au centre de documentation de l’Omvs a en effet permis aux différents participants de recueillir toutes les informations sur les grands axes de la politique énergétique de l’Omvs, notamment la réalisation des aménagements hydroélectriques à buts multiples, l’électrification rurale, la réalisation des équipements de production d’électricité par la valorisation des sources d’énergie solaire et éolienne et les modes d’investissement innovants. Les techniciens de l’organisation sous régionale, qui animaient cet atelier, ont partagé avec les membres de la presse, les différents apports du Barrage hydroélectrique de Manantali et du complexe hydroélectrique de Félou qui permettent la fourniture d’électricité aux sociétés d’électricité des différents Etats membres mais aussi des différents projets d’électrification rurale. Selon ces experts, de 2002 à 2016, le  système électrique de la Société de gestion de l’énergie de Manantali (Sogem), avec ses deux centrales hydroélectriques (Manantali et Félou) et l’interconnexion des réseaux électriques, a contribué à l’amélioration de la qualité et de la continuité de la fourniture d’électricité au Mali, en Mauritanie et au Sénégal, à la couverture de 40 à 50% des besoins en électricité du Mali, de 20 à 30 % des besoins en électricité de la Mauritanie et de 10 à 12% des  besoins en électricité du Sénégal.
Pour le cas du Sénégal, Idrissa Traoré, chef du service dispatching de la Senelec, a fait savoir que la Senelec acquiert cette électricité à un prix très compétitif. Ce qui lui permet de le redistribuer à ses clients dans les meilleures conditions et du coup réduire la facture énergétique de notre pays.
En termes de perspectives, annoncent les techniciens, l’Omvs compte porter son réseau interconnecté de transport et de distribution d’énergie de 1 700 km à 4 000 à l’horizon 2025. Ainsi, trois autres barrages sont prévus en Guinée (Koukou­tamba, 297 Mw et Boureya, 114 Mw) et deux au Mali (Gouina, 140 Mw et Gourbassi 18 Mw). Ces différents projets permettront de générer, à moyen terme, 826 Mw supplémentaires d’hydroélectricité. Avec ces réalisations et les projets en cours, notamment Mana­ntali 2, le réseau interconnecté de transport et de distribution d’énergie de l’Omvs sera presque triplé.  La Politique énergétique commune (Pec) élaborée par l’Omvs, devrait selon ces techniciens, contribuer à résorber le déficit énergétique dans les pays concernés et permettre à l’organisation d’exporter de l’énergie dans la sous-région.
Dans l’après-midi, les participants ont visité le poste de Sakal à partir duquel l’Omvs met le courant à la disposition de la Senelec qui le redistribue à son tour. Cette centrale joue un rôle essentiel car permettant de desservir plusieurs zones stratégiques dont la central de la Sde de Keur Momar Sarr.
cndiongue@lequotidien.sn

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