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Les travaux de l’usine de Keur Momar Sarr 3, liés à la fourniture et à la pose  des canalisations, sont réalisés à 25%. L’annonce a été faite par le Directeur général de la Sones. Charles Fall a visité hier les chantiers. Il en a profité pour remettre des chèques aux 1800 personnes impactées par le projet.

Comment assurer un approvisionnement permanent en eau ? C’est à cette question que va répondre Keur Momar Sarr 3. Lancé depuis 6 mois, la construction de l’usine avance. Une visite de terrain hier a permis de mesurer l’état d’avancement des chantiers. «Sur un linéaire de 216 km, la Sones a posé 50 km de canalisation, soit 25% de taux d’exécution de la fourniture et la pose  de canalisation», a affirmé le Directeur général de la Sones. Charles Fall, par la même occasion, informe que «80% des 1800 personnes affectées sont conciliées et la moitié de ce chiffre a été indemnisée. Le coût total des réinstallations est de 12 milliards de francs Cfa». A cet effet, il a été organisé une remise symbolique de chèques à la Préfecture de Tivaouane.
La construction de Keur Momar Sarr 3 va permettre, à terme, de répondre aux besoins des populations en mettant l’accent sur le renforcement de la capacité de Dakar et ses environs. Mais aussi, elle comprendra un réseau de distribution pour les pôles urbains de Diamniadio, Diass et Lac Rose. Ils seront tous connectés avec une capacité de 200 mille m3, soit le double des 2 autres usines.
D’un montant total de 274 milliards de francs Cfa, dont 20 milliards investis par l’Etat du Sénégal, Keur Momar Sarr 3 comprend un circuit de distribution et une station de pompage. Elle fait partie d’un lot d’infrastructures qui doit, d’ici 2035, régler le problème de l’eau au Sénégal. En ce sens, Kms 3 sera renforcée par l’usine de dessalement d’eau de mer.
Pour le Directeur général de la Sones, ces investissements devaient être réalisés bien avant aujourd’hui. Il explique : «Nous avons été obligés d’apporter des réponses anticipatives (…) Le coût du projet est à la dimension de nos besoins. On aurait suivi un rythme de réalisation constant et régulier, ce projet aurait dû être mis en place, il y a 10 ou 15 ans. Nous sommes dans une dynamique de rattrapage des investissements. Le plan devant porter cette réponse à un coût de moins 500 milliards.»
mgaye@lequotidien.sn

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