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Nos amis français ont finalement retrouvé tout leur bon sens pour faire barrage au Front national et élire Emmanuel Macron comme 8ème Président de la République Française. Bravo sur la lucidité retrouvée face à la démagogie et à la culture de la haine de l’autre prônée par le Front national à travers sa candidate, héritière d’une famille incapable d’aimer, de pardonner et de partager… Voyez-moi ce spectacle désolant du parricide de Marine envers son géniteur Jean Marie, uniquement pour des questions de préséance… Et pourtant il l’a mise au monde, lui a appris le monde et lui a donné le monde en lui léguant son parti de haine le Fn. Le virus de la haine étant dans leurs gènes, on assiste actuellement à un combat feutré entre la tante et la nièce (Maréchal) qui va finir par un Mortal Kombat.
Comme quoi, la haine de l’autre (immigrés, musulmans,…) ne peut pas prospérer dans une société française qui prône la fraternité et qui se veut humaine et universelle…
Et c’est une grande leçon que les Français ont tirée des agissements de Le Pen pour conjurer le pire en la laissant à quai pour l’Elysée Ouf !!! L’alerte aura été quand même très, très chaude…N’est-ce pas ?
Mais la grande leçon qu’il faut tirer de cette campagne électorale atypique française, c’est bien sûr l’élection d’un jeune, très  jeune «inconnu», devant des apparatchiks aguerris des partis traditionnels de la gauche et de la droite qui ont toujours animé la vie politique française depuis des lustres.  Et cela on le doit à… François Hollande. Ah oui !!!
En effet, Hollande, après avoir constaté que ses «amis» du Ps, censés le soutenir dans ses actions de toujours en qualité de président de la République issu de leur formation, n’avaient pas toujours bien accepté sa victoire aux primaires de 2012 devant Martine Aubry et se préparaient à lui jouer un tour de Jarnac avec leurs «primaires à gauche», a froidement concocté -sans en avoir l’air-  avec méthode, intelligence et pragmatisme, un plan de démolition programmé du Ps et accessoirement des partis traditionnels de la droite. Suivez…
Tout commence donc -après moult cachotteries- avec la mise en branle de l’idée de primaires au Ps par des caciques du parti qui lui en voulaient profondément (Montebourg, Hamon, etc.) pour les Présidentielles de 2017. Il  comprit alors qu’il ne pouvait même plus compter sur  la loyauté de ses camarades pour être encore leur candidat naturel pour 2017. Il décida alors  de leur rendre la monnaie de leurs duplicités.
Dans une première étape, il cherche Le  candidat de substitution idéal à tous les «traitres du Ps» et trouva en Macron le profil recherché. Jeune, intelligent, ambitieux, audacieux  et surtout sans parti politique connu.
Il le coopta dans son gouvernement pour mieux l’observer et surtout pour bien le formater aux arcanes des mœurs  politiques. Le jeune homme apprit très vite et devient en un laps de temps, le «chouchou» du Président, qui lui passe toutes ses «dérives calculées», qui froissent et irritent nombre de caciques du Ps et d’ailleurs.  «Macron, c’est moi», dit-il dans son livre «ce qu’un président ne doit pas dire».
Deuxième étape, quand les leçons sont bien sues, le jeune homme -sous sa dictée-  démissionne pour «reprendre sa liberté» et va créer son mouvement En Marche, ni gauche, ni droite mais jeune et nouveau …  Pugnace, offensif et … Libre, il va pilonner le système en place, perturbant gravement «l’aggiornamento» classique de l’animation bipolaire de la vie politique française.
Troisième étape, voyant que son poulain est bien engagé, Hollande frappe un grand coup en décidant, bien que Président sortant, de ne pas briguer un second mandat -fait inédit- dans l’histoire de la cinquième République.
Ce coup bien génial eut le don de perturber tous les agendas des états-majors politiques et surtout, de déboussoler tous les candidats potentiels qui pensaient trouver occasion de s’offrir le scalp de François… Ah, il les a bien eus n’est-ce pas ?
Maintenant qu’ils doivent apprendre à s’entretuer sans lui,  tous les couteaux furent tirés et la guerre fit rage entre prétendants candidats, exacerbée par l’entrée en lice de Manuel Valls après une démission calculée pour mieux brouiller les cartes.
Le vainqueur de ces primaires, Benoit Hamon,  aura la même situation que Hollande en 2012. Elu par défaut, manquant de charisme, cristallisant beaucoup de rancœur et lâché par ses propres camarades de parti, il ne réussit jamais à rassembler le Ps pour une campagne présidentielle  conquérante.
Pendant toutes ces guerres picrocholines au Ps, Macron, le candidat, avait le vent en poupe. Résultats des courses, sans être membre d’un parti traditionnellement étiqueté gauche ou droite, il est élu avec plus de 66 % des voix, 8ème président de la Vème République Française au nez et à la barbe de tous les «traitres» qui se voyaient trop beaux et prêts à se farcir Hollande… Chapeau…
Et François peut s’en aller et boire tranquillement son petit lait…
Come quoi, dans les relations entre gens bien élevés dans une organisation, notamment politique, la loyauté au chef est une attitude essentielle à cultiver et à pratiquer.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets et toutes proportions gardées,  c’est presque le même scénario de déloyauté qui se joue au niveau du Ps du Sénégal.
Tanor étant le Sg élu du parti, donc premier responsable, devait quoi qu’il fasse, bénéficier de la loyauté de tous les autres (Khalifa et compagnie).
En voulant le contester par des moyens autres que le vote interne, ses contempteurs se sont mis dans de sales draps,  desquels, ils ne sont pas prêts de sortir…
Moralité : Un chef n’est jamais petit et mérite toujours, respect, considération…et loyauté de la part de ses collaborateurs…
Qu’on se le tienne pour dit…
Dieu garde le Sénégal ….
Guimba KONATE
Dakar
guimba.konate@gmail.com

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