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La patronne du Fonds monétaire international (Fmi), Christine Lagar­de, saura ce lundi 19 décembre à 15h 00, si la Cour de justice de la Républi­que la déclare ou non coupable de «négligence» dans le scandale de l’arbitrage Tapie. Prenant pour la dernière fois la parole, l’ancienne ministre française de l’Eco­nomie, émue, a contesté cette accusation.

Christine Lagarde parle avec des trémolos dans la voix, et ravale même un sanglot, elle évoque ces cinq jours d’audience qui mettent fin à cinq années d’épreuves pour son compagnon, ses fils, ses frères qui sont là dans la salle.
Rapidement, l’ancienne ministre des Finances retrouve un ton plus assuré : «Dans ce dossier Tapie, comme dans tous les dossiers, dit-elle, j’ai agi en confiance et en conscience avec pour seul objectif, la défense de l’intérêt général.»
«J’assume mes décisions»
Puis, avec beaucoup plus d’assurance, Christine Lagarde conteste à nouveau toutes les accusations et le martèle : «J’ai décidé et j’assume mes décisions.» Elle assure également qu’à l’époque des faits, elle n’a jamais eu d’avertissement d’aucune sorte de la part des fonctionnaires de Bercy sur de possibles malversations.
Ce choix d’entrer en arbitrage puis de ne pas tenter un recours en annulation a été pris, insiste-t-elle, en mesurant les avantages et les inconvénients. Et elle ajoute : «Le risque de fraude m’a totalement échappé.»

Optimisme
Lundi 19 décembre, elle sera fixée sur son sort, mais après une semaine difficile, où elle fut souvent bousculée par les témoins, Christine Lagarde a néanmoins des raisons d’être optimiste. Le Parquet général a été très clair : «Elle n’a commis aucune faute pénale ; pour l’accusation, la relaxe s’impose.»
rfi.fr

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