PARTAGER

Le procureur de Paris François Molins a, durant une conférence de presse ce mardi soir 18 avril, fourni les détails sur l’opération menée à Marseille. Deux hommes «radicalisés» soupçonnés de préparer un attentat «imminent» en France ont été arrêtés hier matin.

Les deux hommes, interpellés mardi à Marseille, se préparaient à mener «une action violente, de manière imminente sur le territoire français, sans qu’on puisse déterminer avec précision le jour, le ou les cibles visées», a déclaré le procureur de Paris François Molins.
Un drapeau de l’Etat islamique avait été découvert au domicile de l’un des deux suspects en décembre 2016, a précisé le procureur lors d’une déclaration à la presse.
Dans cet appartement «d’étudiant», les enquêteurs ont découvert un fusil mitrailleur, deux armes de poing, un pistolet automatique, des sacs et boîtes de munitions, un silencieux et un couteau de chasse. Trois kilos de Tatp, une grenade artisanale contenant du Tatp, un sac de boulons, des mèches, des produits chimiques de conditionnement. Des bouteilles d’acétone et d’eau oxygénée ont également été saisies, a détaillé François Molins.
Les deux suspects sont de nationalité française, respectivement âgés de 22 et 29 ans.
La France a été frappée depuis 2015 par une série d’attentats jihadistes qui ont au total fait 238 morts. Une vingtaine de tentatives d’attentats ont été déjouées depuis début 2016, selon le gouvernement.

Réactions des candidats
François Fillon et son entourage étaient prévenus depuis plusieurs jours des menaces pesant sur la campagne et la sécurité autour du meeting de Mont­pellier vendredi dernier avait d’ailleurs été renforcée.
Le candidat Les Républicains a rapidement félicité et remercié les Forces de l’ordre pour la double arrestation de Marseille. La démocratie ne doit pas plier devant les menaces de terroristes. La campagne doit continuer jusqu’au bout, indique-t-il.
Même tonalité pour Em­ma­nuel Macron qui, dans un communiqué, en profite pour rappeler ses propositions en matière de lutte contre le terrorisme, d’action militaire en Syrie et en Irak ainsi que de renforcement des moyens alloués au renseignement.
Jean-Luc Mélen­chon a, lui, envoyé des messages de solidarité à François Fillon et Emmanuel Macron.
L’entourage de Marine Le Pen, qui tient ce mercredi 19 avril un meeting, justement à Marseille, indique avoir été prévenu dès jeudi. Comme les autres équipes de campagne, celle du Front national avait reçu les photos des individus interpellés.
Le candidat socialiste Benoît Hamon, quant à lui, dit avoir été informé des menaces, mais refuse d’instrumentaliser cette affaire à des fins politiques dans les derniers jours de la campagne.
rfi.fr

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here