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Deux pas en avant, un pas en arrière, le visage fermé, dossier sous le bras, Manuel Valls a quitté l’Elysée en début d’après-midi. Message de Matignon dans la foulée : «Il ne peut y avoir, notamment dans ce moment précis où la France fait face à la menace terroriste, de confrontation politique dans le cadre d’une primaire entre un président de la République et un Premier ministre.» C’est ce qu’a fait valoir Manuel Valls au chef de l’Etat lors de leur déjeuner hebdomadaire en tête-à-tête à l’Elysée, selon les services du Premier ministre.

«Et ce, encore moins entre deux personnalités dont les rapports sont basés sur la confiance», souligne-t-on. «Après la primaire de la droite et dans la perspective de celle de la gauche», le Premier ministre a expliqué «qu’il ne pouvait y avoir et qu’il n’y aurait jamais de crise institutionnelle». «Chacun connaît mon exigence et ma rigueur sur ces questions. Je suis chef du gouvernement, j’ai le sens de l’Etat», a-t-il martelé.
«C’est la conception que se fait Manuel Valls de son rôle dans les institutions et du sens de l’Etat» a-t-on ajouté à Matignon, où l’on souligne encore que «le Premier ministre et le président de la République se sont vus pendant deux heures, comme tous les lundis dans un climat serein et de confiance», en faisant «un point sur l’état de la menace terroriste» avant «d’évoquer la situation politique».
Dans un entretien au Journal du dimanche, Manuel Valls n’avait pas exclu de se présenter contre François Hollande à la primaire organisée par le Ps les 22 et 29 janvier.
rfi.fr

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