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Trois jours après son passage remarqué au journal télévisé de Tf1, jeudi 22, Nicolas Sarkozy sort une nouvelle fois du bois pour se défendre. Mis en examen dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007, l’ex-chef de l’Etat se livre à présent au Journal du Dimanche. Il y dénonce les «mensonges» de ses accusateurs, défend ses anciens collaborateurs et promet de «briser les auteurs de la machination» dont il se dit victime.

«Il parle d’une voix calme, mais ses lèvres sont crispées», nous raconte le JDD, qui accueille dans ses colonnes Nicolas Sarkozy. Dans le texte, l’ancien Président change de ton par rapport à son intervention sur Tf1, où il s’était montré distant jeudi soir quant au sort de deux proches parmi les proches. Cette fois, il se porte au secours de ses alliés.
A commencer par Brice Hortefeux, présenté par l’ancien patron de la droite comme «son plus vieil ami». Un ami entendu mardi 20 mars par la justice en suspect libre pour une rencontre en 2005 avec Abdallah Sennoussi, le chef des services secrets intérieurs libyens.
Claude Guéant est quant à lui qualifié «d’excellent collaborateur». L’ancien secrétaire général de l’Elysée et ministre de l’Inté­rieur a notamment loué en 2007 un coffre-fort de très grande taille à la Bnp Paribas pour «entreposer des discours de Nicolas Sarkozy», à l’en croire.
L’ancien Président explique n’avoir «aucune raison de douter» et l’affirme : «Ils n’ont jamais été mêlés au prétendu financement libyen de ma campagne de 2007.» Jeudi soir, il arguait pourtant que Claude Guéant et Brice Hortefeux devraient s’expliquer si des faits ou des rapports avec telle ou telle personne leur sont reprochés.

Il s’estime cible d’une «machination»
Pour le reste, l’ancien chef de l’Etat précise sa propre défense et se dit victime d’une manipulation d’une ampleur inédite, orchestrée, selon lui, par «trois groupes d’individus qui, pour des raisons différentes, ont intérêt à (le) salir». A savoir, «une bande d’assassins (…) qui entouraient Kadhafi», «les affidés du régime déchu de Kadhafi, dont le plus visible est Ziad Takieddine» et enfin «les gens de Mediapart et leurs comparses» qui se «comportent (…) en militants politiques».
Nicolas Sarkozy entend, il l’assure, utiliser toutes les voies de recours possibles pour se défendre.
rfi.fr

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