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Les candidats du parti de Emmanuel Macron arrivent largement en tête du premier tour des Législatives. De nombreuses figures sortantes de l’Assem­blée sont éliminées.

La République en marche (Lrm) arrive largement en tête du premier tour des élections législatives dimanche 11 juin. Selon de premières estimations publiées par Ipsos-Sopra Steria pour France télévisions et Radio France, le mouvement du président de la République obtiendrait 32% des voix, devant Les Républicains (Lr), 21,2%, le Front national (Fn), 13,9%, La France insoumise (Lfi), 10,9%, et le Parti socialiste (Ps), 10%.
Le Parti communiste et Europe écologie-Les Verts arrivent à égalité, en sixième position avec 3,3%, suivis par Debout la France (1,2%).

Participation en baisse par rapport à 2012
Pour la première fois de l’histoire de la Ve République, l’abstention aux Législatives dépasse la barre des 50% au premier tour : 51,2% des électeurs ne se sont pas déplacés. A 17 heures, la participation des électeurs s’élevait à 40,75%, en baisse par rapport à 2012, selon le ministère de l’Intérieur. Ce chiffre est aussi largement inférieur à celui enregistré à midi, lors du premier tour de l’élection présidentielle le 23 avril (28,54%).
La participation est un facteur clé du scrutin puisque pour être élu député, le candidat doit au premier tour obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés, représentant au moins 25% du nombre des électeurs inscrits.

Les éliminés du premier tour
Plusieurs députés sortants, pratiquement tous de gauche, ont été éliminés dès le premier tour dimanche. C’est le cas du premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, éliminé à Paris, dans une circonscription où il affrontait notamment le secrétaire d’Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi. Jean Glavany (Hautes-Pyrénées), ancien ministre (1998-2002) et candidat malheureux à la présidence de l’Assemblée en 2012, va lui aussi tourner la page de l’Assemblée où il avait été élu en 1993. Arrivé en troisième place avec 14,61% des suffrages exprimés, derrière le candidat de La République en marche et celle de La France insoumise, il ne peut se maintenir au second tour, ne rassemblant que 7,45% des suffrages des inscrits, loin derrière les 12,5% nécessaires pour se maintenir.
A Marseille, Patrick Mennucci qui affrontait notamment Jean-Luc Mélenchon a, lui aussi, annoncé qu’il ne serait pas présent au second tour tout comme Aurélie Filippetti (Moselle), ancienne ministre de la Culture de Jean-Marc Ayrault. Matthias Fekl, dernier et bref ministre de l’Intérieur de François Hollande, a également été éliminé dès le premier tour avec 17% des suffrages exprimés dans la deuxième circonscription du Lot-et-Garonne, derrière les candidats Lrm et Fn.

Dysfonctionnements et bulletins manquants
En se présentant à leur bureau de vote, plusieurs électeurs ont constaté que certains bulletins de vote manquaient. Un dysfonctionnement qui s’expliquerait par une défaillance de certains partis, l’impression des bulletins de vote étant, selon le Code électoral, à la charge des candidats et des partis : «L’impression des bulletins est à la charge des candidats. Les bulletins doivent être imprimés en une seule couleur (ce qui exclut par exemple l’utilisation du noir et d’une autre couleur sur un même bulletin) au choix du candidat, sur papier blanc d’un grammage compris entre 60 et 80 grammes au mètre carré et avoir le format paysage 105 x 148 millimètres (R. 30).»
Une «quinzaine de départements» ont par ailleurs été affectés «à des degrés divers» par des perturbations dans la distribution des professions de foi des candidats. Les départements concernés se situeraient dans un grand quart sud-est de la France, selon l’Agence France-Presse.
lemonde.fr

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