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Pour apporter sa contribution à la lutte contre le racisme, les discriminations et les injustices sociales, la France a décidé de s’inscrire dans la tradition du «Black history month» en ce mois de février. Différentes manifestations sont prévues du 3 au 24 février à Bordeaux et sa banlieue dans le cadre de ce mois qui se veut une période de rencontre, de partage, d’échange de connaissances, de créativité et de fête.

L’art, la culture, la musique, le sport, rien ne sera en reste au cours de ce premier Black history month que Bordeaux et sa banlieue en France vont accueillir du 3 au 24 février prochains. Des spectacles, de la danse, du théâtre, des projections cinématographiques, des débats… un nombre important d’activités sont prévues par les initiateurs du Black history month pour qui il s’agit de lever, à travers ces différentes manifestations, le voile sur les oublis historiques et les stéréotypes, tout en révélant les potentiels d’une jeunesse active et forte par une prise de conscience des enjeux nationaux et internationaux qui se profilent en matière de démocratie et d’environnement. Il s’agit autrement dit de révéler les regards pluriels des Afriques, Afriques du passé, du présent et du futur, dans leurs liens avec les autres civilisations, ancrées dans la ville et porteuses de projets.
Comme le dit bien le délégué général du Black history month et fondateur de l’Association Mé­moires & Partages, Karfa Diallo, dans un communiqué, ce premier Black history month de la région de Bordeaux est «l’occasion de tisser un lien entre les autorités politiques et les citoyens engagés auprès de l’Afrique et de sa diaspora. La colonisation, la décolonisation, les flux migratoires, les relations internationales, les luttes contemporaines contre l’exploitation et pour la liberté, les héritages artistiques et culturelles, c’est aussi l’opportunité de donner à réfléchir global, à se situer dans le tout-monde. Une contribution à la crise du modèle d’intégration républicain pour une réforme de ce modèle dans le sens de l’acceptation et de la valorisation de la diversité culturelle». Il est également question, pour M. Diallo, de rester fidèle aux orientations du mouvement tel qu’il a été lancé en 1926 aux Etats-Unis d’Amérique, pour mettre à l’honneur et partager les expériences sociales, artistiques, culturelles et politiques ayant pour objet la culture d’inspiration africaine et repris par la suite au Québec, en Allemagne, en France, principalement à Paris, tout en gardant le dynamisme et les spécificités propres à Bordeaux.
Le Black history month, qui a porté les graines du mouvement pour les droits civiques et pour l’égalité aux Etats-Unis et dans le monde, est célébré chaque année en février pour rendre hommage aux générations d’Afro-occidentaux qui ont combattu contre le racisme pour acquérir les droits civiques et gagner une pleine citoyenneté.

Le Black history month à Bordeaux
Pour ce qui est de la capitale de la Gironde, en France, c’est un riche et alléchant programme qui est prévu tout au long du mois de février, et bienheureux ceux qui seront en mesure d’y prendre part. Ainsi, à l’ouverture de la célébration le samedi 3 février, la journée sera consacrée à la cérémonie officielle du 224e anniversaire de la première abolition de l’esclavage (4 février 1794), suivie de la projection du film Liberté provisoire et de conférences sur «Le sens du Black history month, hier, aujourd’hui, là-bas, ici» de Pape Ndiaye. Il y aura aussi «Excision et identité» de l’écrivaine Halimata Fofana. Une exposition refermera cette journée.
Et les manifestations des jours suivants ne cèderont en rien en intensité. Ainsi, jusqu’au dernier jour.
aly@lequotidien.sn

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