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Le deuxième gouvernement de la présidence Macron a été dévoilé ce mercredi en début de soirée, à l’occasion d’un remaniement d’une ampleur plus importante que prévu. Au lendemain de l’annonce du retrait de Sylvie Goulard, ministre des Armées, les deux autres piliers du MoDem, François Bayrou, garde des Sceaux, et Marielle de Sarnez, chargée des Affaires européennes, ont annoncé qu’ils ne feraient pas partie de la nouvelle équipe. Ils sont respectivement remplacés à leurs postes par Florence Parly, Nicole Belloubet et Nathalie Loiseau. Le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand a lui été remplacé par Jacques Mézard, et prendra la tête du groupe parlementaire La République en marche à l’Assemblée nationale.

Comme cela avait été le cas pour l’annonce du premier gouvernement Philippe, le 17 mai 2017, la nomination de la nouvelle équipe dirigeante s’est fait attendre. Dans le secret des tractations, les équipes du Premier ministre Edouard Philippe et du président de la République Emmanuel Macron ont préparé un gouvernement composé de 28 membres.
Après le succès de la majorité présidentielle aux élections législatives des 11 et 18 juin, comme c’est de coutume, le chef du gouvernement avait présenté sa démission. Mais contrairement aux annonces initiales d’un remaniement «technique», et donc minime, la nouvelle répartition des portefeuilles ministériels a pris des airs de jeu des chaises musicales.
Inquiété par des révélations liées à ses anciennes activités à la tête des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand avait été exfiltré du gouvernement, laissant vacant son poste au ministère de la Cohésion des territoires, qui revient maintenant à Jacques Mézard, sénateur du parti radical de gauche. Richard Ferrand, ancien socialiste et fidèle de la première heure d’Emmanuel Macron devrait prendre la présidence du groupe parlementaire La République en Marche à l’Assemblée nationale.

Les centristes du Modem quittent le gouvernement
D’autres affaires ont éclaboussé les ministres du premier gouvernement Philippe. Ainsi, tous les membres du gouvernement appartenant au Modem ont démissionné de leurs fonctions ou annoncé leur refus de rempiler, entre le lundi 19 et le mardi 20 juin. En cause : les soupçons qui pèsent sur le parti centriste, dont certains élus auraient fait travailler des assistants parlementaires européens pour des tâches en réalité assez éloignées de l’Europe.
Ainsi Sylvie Goulard laisse le ministère des Armées à Florence Parly, ex-Secrétaire d’Etat dans les gouvernements du socialiste Lionel Jospin au début des années 2000, énarque passée par plusieurs grandes entreprises publiques de transport, comme Air France ou plus récemment la Sncf.
François Bayrou, le chef de file du Modem, qui avait acté le ralliement de son parti à Emmanuel Macron dans la course  à la présidentielle, cède quant à lui sa place au ministère de la Justice à Nicole Belloubet, juriste et membre du Conseil constitutionnel.
Marielle de Sarnez, vice-présidente du Modem et proche de François Bayrou, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes rattachée au ministre des Affaires étrangères, est quant à elle remplacée à ce poste par Nathalie Loiseau, directrice de l’Ecole normale supérieure depuis 2012.
rfi.fr

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