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En atomisant les formations traditionnelles, Emmanuel Macron veut faire de son mouvement l’axe central de la vie politique hexagonale.

La «recomposition politique» conduite par Emmanuel Macron va trouver avec de futures Législatives à la proportionnelle et la réduction du nombre de députés son troisième temps, celui d’une valse politique qui aura emporté tout un système partisan. Après la campagne présidentielle d’En marche ! faite «à droite et à gauche», après la nomination du Républicain Edouard Philippe au poste de Premier ministre, voici donc la réforme institutionnelle.
N’est-ce pas un paradoxe d’introduire une réforme qui promet de lui donner moins de voix ? En réalité, nul sacrifice ici. Certes, si ces Législatives avaient eu lieu à la proportionnelle intégrale, La République en marche n’aurait obtenu que 185 sièges, Les Républicains et l’Udi 124 sièges, le Front national 80 sièges, La France insoumise 63 sièges, le Parti socialiste et ses alliés 58 sièges, le Parti communiste 18 sièges, Eelv 19 sièges, Debout la France 5 sièges, l’extrême gauche 5 sièges. Mais demain, lorsque le bilan du Président Macron sera jugé, qu’en sera-t-il ? Les mouvements de balancier propres au scrutin majoritaire ne risquent-ils pas de laminer ses listes ? C’est pourquoi l’initiative vise à stabiliser l’offre électorale issue du scrutin des 23 avril et 7 mai derniers. Elle doit se lire comme une stratégie délibérée de rebâtir l’échiquier partisan né au début des années 1980. Ne dit-on pas que gouverner c’est prévoir ?
lepoint.fr

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