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Le chanteur renoue avec sa grande passion, le théâtre, avec le classique «N’écoutez pas, mesdames», à La Michodière, en septembre, à Paris.

En tournant la page de la chanson, il y a presque un an, Michel Sardou avait déjà prévu de retourner à sa première passion : le théâtre. «Par là où tout a commencé», avoue-t-il à l’Afp, rappelant ainsi qu’avant d’être chanteur, il a toujours appartenu à la famille des saltimbanques. Pas de surprise, sur les planches, il est à son aise, renouant avec son enfance lorsqu’il observait depuis les coulisses son père, Fernand, ou sa mère, Jackie, sous les rires du public. Logique donc que cet enfant de la balle ait décidé de faire sa rentrée de septembre 2019 dans un des hauts lieux du théâtre parisien, l’historique Michodière, avec une pièce à succès de Sacha Gui­try, N’écoutez pas, mesdames, mise en scène par Nicolas Briançon qui triomphe actuellement avec Le Canard à l’orange. On ne sait pas encore qui seront ses partenaires féminines.
Avec cette comédie en trois actes, jouée pour la première fois par Guitry lui-même en 1942, sous l’Occupation, au théâtre de la Madeleine, Sardou vise haut. Tout en étant assuré de mettre tous les atouts de son côté avec ce classique du trio amoureux produit par Richard Caillat. L’histoire ? Celle d’un riche antiquaire qui soupçonne son épouse de le tromper et décide de divorcer. L’apprenant, sa première femme, Valentine, décide de le reconquérir.

Un amoureux du théâtre de boulevard
Ce théâtre de La Micho­dière, Michel Sardou le connaît bien puisqu’il y a déjà joué, en 2015, Représailles, une comédie sur mesure de Eric Assous, aux côtés de Marie-Anne Chazel et de son fils Davy Sardou. C’est aussi le théâtre où son beau-père, François Périer, a joué la plus grande partie de ses pièces. Auparavant, en 2001, en congé provisoire de la chanson, il avait même acheté le théâtre de la Porte-Saint-Martin pour jouer L’Homme en question, de Félicien Marceau, aux côtés de Brigitte Fossey. Même si, à l’époque, les avis sont mitigés, Michel Sardou ne rechigne pas à revendiquer les vertus du théâtre de boulevard, qui consiste à divertir le grand public. La preuve, ses choix se portent volontiers vers des auteurs à succès, anglo-saxons comme Noel Coward (Bagatelle en 1996, au théâtre de Paris), Neil Simon (Comédie privée en 1999, au théâtre du Gymnase), et français, Eric Assous (Secret de famille, en 2008, au théâtre des Variétés) et Eric-Emmanuel Schmitt (Si on recommençait en 2014, à la Comédie des Champs-Elysées).
Avec N’écoutez pas, mesdames, Michel Sardou réalise son rêve de jouer l’un des auteurs de théâtre les plus représentés actuellement sur scène avec Feydeau. La première aura lieu le 12 septembre. La pièce se jouera jusqu’en janvier 2020. Une grande tournée est ensuite prévue dès septembre en France, Suisse et Belgique. Preuve qu’à 72 ans, Michel Sardou n’a pas du tout l’intention de raccrocher.
lepoint.fr

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