PARTAGER

Une pétition en ligne contre le statut de Première dame de Brigitte Macron a récolté lundi 7 août près de 200 mille signatures. La question du rôle de l’épouse du président de la République française avait déjà été abordée à l’Assemblée nationale au cours des débats sur la loi de moralisation de la vie publique.

«Très heureuse» de son rôle de marraine de panda, Brigitte Macron attend toujours de sa­voir quel statut officiel elle aura auprès de son mari. Durant la campagne présidentielle, Em­manuel Macron, alors candidat, s’était en effet engagé à ce que son épouse ait un «rôle public», sans vraiment apporter plus de détails.
Le futur chef de l’Etat entendait à l’époque «sortir de l’hypocrisie française». Jusqu’à présent, la Première dame bénéficiait de manière informelle de moyens prélevés sur le budget de l’Elysée. En 2014, la Cour des comptes avait ainsi chiffré cette enveloppe à 450 mille euros, une somme correspondant aux frais liés à l’emploi de chauffeurs, collaborateurs et autres agents de sécurité.

Ne pas suivre les traces de Hollande
En définissant officiellement les contours du statut de Pre­mière dame, Emmanuel Macron espère mettre un terme à l’opacité de la fonction et des moyens qui lui sont alloués. L’argument lui permet également de se démarquer de son prédécesseur.
Au cours de son quinquennat, François Hollande avait en effet subi les conséquences de sa vie amoureuse. Du tweet de soutien à Olivier Falorni de Valérie Trierweiler à l’épisode du scooter et de Julie Gayet, les polémiques impliquant les compagnes du Président socialiste avaient fini par ternir son image.
Si les contours du statut de Brigitte Macron sont encore flous, son mari a d’ores et déjà précisé qu’elle ne serait pas rémunérée par le contribuable. L’argument n’a toutefois pas suffi à convaincre, car depuis une dizaine de jours, la polémique sur le statut de la Première dame ne cesse d’enfler.

Une pétition recueille près de 200 mille signatures
La question a d’abord été évoquée au sein de l’Assemblée nationale, alors en plein débat sur les emplois familiaux des parlementaires. Un député La France insoumise (Lfi) avait d’ailleurs déposé, en vain, un amendement pour que des moyens ne soient pas alloués au conjoint du Président.
Cette fois-ci, la polémique vient d’internet. Une pétition, adressée au président de la Ré­pu­blique et à son Premier ministre, «contre le statut de Pre­mière dame pour Brigitte Ma­cron», a récolté près de 200 mille signatures. «Bri­gitte Ma­cron dispose à l’heure actuelle d’une équipe de deux à trois collaborateurs, ainsi que de deux secrétaires et deux agents de sécurité et cela est suffisant», affirme l’auteur du texte qui demande par ailleurs que la question soit tranchée par référendum.
rfi.fr

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here