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Après avoir fait de la moralisation de la vie publique le premier chantier de son quinquennat, Emmanuel Macron voit cette exigence ternie par les affaires dans lesquelles seraient impliqués les ministres Richard Ferrand et Marielle de Sarnez.

Le thème de la probité avait animé la campagne présidentielle, marquée par l’affaire Fillon, et revient comme un boomerang pour bousculer le début du mandat de Emmanuel Macron.
Mardi, la mire s’est déportée sur la ministre des Affaires européennes, Marielle de Sarnez, visée avec 18 autres députés européens de tous bords par une enquête préliminaire pour des emplois fictifs présumés de collaborateurs au Parlement européen. La vice-présidente du MoDem a déposé une plainte pour «dénonciation calomnieuse» contre l’eurodéputée du Front national, Sophie Montel, qui a envoyé une lettre à l’origine de la procédure.
Soutien de longue date de M. Macron, le Centriste Jean Arthuis est également ciblé. «Je suis stupéfait, profondément choqué par cet amalgame qui crée des écrans de soupçons qui n’ont pas lieu d’être», a-t-il réagi auprès de l’Afp.
Ces accusations s’ajoutent à celles portées contre le ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand, proche de M. Macron et secrétaire général du parti La République en marche (Rem).
Le député du Finistère est dans la tempête depuis une semaine et les premières révélations du Canard Enchaîné concernant une location immobilière des Mutuelles de Bretagne impliquant sa compagne.
Les vents contraires ne faiblissent pas : selon des informations publiées par Le Monde qui épingle un «mélange des genres», et Mediapart mardi, la compagne de M. Ferrand, qui est avocate, a eu plusieurs contrats auprès des Mutuelles dont M. Ferrand a été directeur général de 1998 à 2012. Et son ex-femme, artiste plasticienne, a également obtenu plusieurs contrats d’aménagement d’intérieur via ces mêmes Mutuelles de Bretagne.
«Ce ne sont pas des révélations, juste la poursuite de la musique qui résonne depuis plusieurs jours», tente de désamorcer auprès de l’Afp Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement.
lepoint.fr

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