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Une fusillade a fait quatre morts, dont deux policiers, hier matin dans la ville canadienne de Fredericton, située dans la province du Nouveau-Brunswick (Est). Un suspect a été arrêté. Cette attaque intervient au moment où le pays s’inquiète d’un regain des violences par armes à feu.
Aucune information n’avait filtré en fin de matinée sur les motivations du tireur qui a été grièvement blessé, selon la police. Il aurait ouvert le feu en direction d’une cour depuis un appartement d’un petit immeuble selon des témoins. Certains d’entre eux assurent avoir entendu une quinzaine de coups de feu au total.

«Il n’y a plus de menace pour le public»
«Nous avons un suspect en détention» et «nous pouvons confirmer qu’il n’y a plus de menace pour le public», avait expliqué la police de Fredericton dans un tweet.
Le quartier de Brookside, proche du centre de cette ville de 60 mille habitants, capitale du Nouveau-Brunswick, a été bouclé pendant plusieurs heures après la fusillade, survenue peu après 7h 00 du matin (10h 00 Gmt), selon des témoins. Le périmètre de sécurité a été levé en milieu de matinée.

«Comme dans
un film»
La police a ordonné à la population du quartier de rester chez elle, confinant les clients de commerce à l’intérieur des lieux pendant plusieurs heures. Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a immédiatement réagi à cette «terrible» fusillade, en disant suivre la situation «de très près».
«J’ai entendu ce que je pensais être des enfants qui jouaient avec des pétards. Deux coups, trois coups, puis trois ou quatre après cela… C’était surréaliste, comme dans un film», a raconté à Radio Canada Pierre Huard, un résident du quartier.

Des enfants confinés
Une vingtaine d’enfants âgés de 2 à 7 ans ont été confinés dans leur garderie, a témoigné la directrice de l’établissement Rachel Leblanc sur Cbc. «Ils n’ont aucune idée de ce qui se passe, ce qui est très bien», a-t-elle raconté. «De nombreux parents ont appelé, ils avaient très peur, on les a rassurés.»

Des violences en hausse au Canada
Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, interrogé par les médias, a reconnu que «les violences par armes à feu ont augmenté depuis cinq ans». Le renforcement de la législation «vise spécifiquement cet objectif, améliorer notre loi sur les armes et débloquer de nouveaux investissements pour aider les provinces et les municipalités à y faire face», a-t-il ajouté.
L’institut officiel de la statistique a récemment conforté les défenseurs du contrôle des armes en publiant des chiffres qui montrent une hausse de la criminalité pour une troisième année consécutive dans le pays en 2017, avec une augmentation de 7% du taux d’homicides, pour un total de 660. En outre, selon Statistique Canada, 7 700 Canadiens ont été victimes d’un crime violent en 2017, impliquant une arme à feu, poursuivant la tendance à la hausse amorcée en 2013.
lepoint.fr

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