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La déclaration faite par le chargé des relations publiques de la Police faisant savoir que la fille de Mame Makhtar Gueye a été retrouvée «dans une auberge avec son amant» n’a pas plu au vice-président de l’Ong Jamra. Ce dernier soutient que le lieutenant Dioum a terni l’image de sa famille.

L’affaire de la disparition de la fille du vice-président de l’Ong Jamra vendredi a occupé les médias et les réseaux sociaux le week-end. Portée disparue vendredi, la fille de Mame Makhtar Guèye a été retrouvée dans la soirée du samedi. Le chargé des relations publiques de la Police, qui a donné l’information sur la Rfm, soutient que la fille n’a pas été enlevée. D’après Ndiassé Dioum, «elle était dans une auberge de la place avec son amant». Une sortie qui a mis Mame Makhtar Guèye dans tous ses états.
Dans une vidéo, le vice-président de l’Ong Jamra fustige la «précipitation suspecte» avec laquelle le lieutenant Dioum «a terni son image, celle de sa fille et de toute sa famille». Selon Mame Makhtar Guèye, dans sa lettre adressée à la police, il n’a jamais parlé d’enlèvement mais de disparition. Le vice-président de l’Ong Jamra s’interroge sur l’empressement du chargé des relations publiques de la police à donner ces informations alors que les auditions n’étaient même pas encore terminées.
La sortie de M. Guèye pousse à s’interroger sur la communication de la police. Le chargé des relations publiques avait-t-il besoin de donner tous ces détails ? Devrait-t-il utiliser le mot enlèvement ? Cela d’autant plus que dans la plainte adressée au Commissaire central de Dakar, M. Guèye fait juste état de la disparition de sa fille. «Je ne puis donc m’empêcher de prendre très au sérieux le fait que ma fille, Fatou Binetou Guèye, qui m’avait demandé l’autorisation, depuis hier, vendredi 14 février, vers 20h 30, d’aller faire sa promenade sportive habituelle sur le périmètre du Centre aéré de la Bceao, n’ait toujours pas donné signe de vie. Toute la nuit durant, après avoir parcouru, en vain, les coins et recoins de la Cité Djily Mbaye, où nous habitons, et après avoir essayé de la joindre, sans succès, sur son téléphone (7734295??), qui sonne toujours dans le vide), je ne puis que m’en remettre à votre autorité (…)», avait-t-il écrit dans la lettre adressée au Commissaire central, El Hadji Cheikh Dramé.

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