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Le privé national est fortement attendu dans la mise en œuvre de la phase II du plan Sénégal émergent. Pour la réalisation de la future autoroute du Sénégal par exemple, le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, invite le secteur privé national à se préparer à y prendre des parts.

Dans la mise en œuvre de la première phase du Plan Sénégal émergent (Pse), une bonne partie des financements a été assurée par l’Etat sénégalais. Pour ce qui concerne la phase II, Mohammed Boun Abdallah Dionne veut que la tendance soit reversée, c’est-à-dire que l’essentiel des investissements reviennent au secteur privé national. «Le privé national est fortement attendu sur le terrain de la phase II du Pse, pour un financement massif dans les programmes sectoriels de développement», a soutenu hier M. Dionne. Le chef du gouvernement s’exprimait hier à l’ouverture des assises économiques du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds).
Cette 18e édition est placée sous le thème : «Financement de l’économie sénégalaise (Etat, Pme, grands entreprises): quel modèle de système de financement de l’investissement à l’économie sénégalaise pour la réalisation des opportunités de croissance ?»
Pour le chef du gouvernement, les opportunités ne manquent pas au Sénégal. Par ailleurs, M. Dionne invite le privé national à se préparer à prendre des parts dans la future autoroute du Sénégal.
«L’autoroute du Sénégal qui sera créée sera ouverte à l’actionnariat», a annoncé hier M. Dionne. «Préparez-vous pour être dans l’autoroute du Sénégal», a-t-il appelé hier
De son côté, le président du Meds a insisté sur la nécessité de la rupture et le passage d’une économie matérielle (basée sur la production de biens, de matières premières…) vers une économie immatérielle basée sur les innovations, la connaissance, la digitalisation, le numérique, l’intelligence artificielle, etc. D’après Mbagnick Diop, les grandes batailles des intelligences ont commencé. «Le financement des investissements mondiaux se dirige aujourd’hui vers l’économie de la connaissance. Une nouvelle cartographie des investissements est en train de se dessiner et trouve son refuge actuellement en Asie avec une hausse de 2% des investissements directs étrangers, représentant plus de 655 milliards de dollars», a fait savoir M. Diop.
La 28e session se veut un cadre pour traiter ces nouveaux enjeux.
ksonko@lequotidien.sn

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