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Le président du Grand parti condamne la mort de l’étudiant Fallou Sène. Mais Malick Gakou dénonce surtout que les autorités attendent qu’il y ait mort d’homme pour payer les bourses.

De passage hier dans la capitale du Sine où il était venu rendre une visite de courtoisie à ses camarades, El Hadj Malick Gakou n’y est pas allé par le dos de la cuillère pour «condamner avec la dernière énergie» la mort de l’étudiant Mohamed Fallou Sène mardi dernier à l’Université Gaston Berger (Ugb), lors d’affrontements entre étudiants et gendarmes. Trouvant inadmissible qu’il y ait mort d’homme avant que les bourses des étudiants ne soient payées, le leader du Grand parti (Gp) a invité le chef de l’Etat à s’assurer d’abord de la disponibilité de ces bourses avant même que son (Macky Sall) salaire, celui des ministres ou des fonctionnaires ne soient payés. «Ce qui s’est passé à l’Université Gaston Berger est regrettable et nous l’avons condamné avec la dernière énergie, parce que de tels événements ne doivent pas se produire dans nos universités. On a l’habitude, au Sénégal, depuis presque cinquante ans, qu’à chaque fois que les étudiants réclament leurs bourses, ils récoltent des morts. Ce qui est inadmissible et inacceptable dans une République digne de ce nom et qui se respecte», a-t-il constaté. S’érigeant en leur avocat, il soutient qu’il faut aider et encadrer les étudiants et non les faire mater parce qu’ils représentent l’avenir de la Nation. «Aujourd’hui, payer aux étudiants une bourse de 36 mille francs pose même problème. Depuis cinquante ans pratiquement, cela n’a pas évolué», s’est offusqué M. Gakou qui rappelle que son Programme alternatif suxali senegaal (Pass) prévoit de revoir à la hausse cette bourse des étudiants à hauteur de 50 mille francs Cfa/mois. D’autant plus qu’à ses yeux, la bourse ne sert pas seulement aux étudiants. Elle permet aussi à certains étudiants issus de familles modestes d’aider leurs parents.
Par rapport à l’enquête qui est en cours, Malick Gakou se veut très prudent et attend que les conclusions soient publiées pour pouvoir se prononcer là-dessus.
dndong@lequotidien.sn

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