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Le président mauritanien est en route pour Banjul pour tenter une médiation, tandis que les forces sénégalaises ont annoncé avoir pris position à la frontière gambienne, menaçant de la franchir à minuit si le président sortant Yahya Jammeh refuse de céder le pouvoir. L’armée de l’air nigériane a annoncé mercredi avoir envoyé 200 hommes et des avions au Sénégal.

Dans moins de 6 heures, à minuit, le mandat présidentiel de Yaya Jammeh sera terminé, et après un long silence depuis hier, la situation est en effet en train d’évoluer.
Et c’est l’armée sénégalaise, habituellement si secrète qui a ouvert le bal des déclarations. Ce mercredi soir, son porte-parole, Abdou Ndiaye, a indiqué que les troupes étaient déployées le long de la frontière avec la Gambie.

« Nous sommes prêts et attendons l’échéance à minuit. Si aucune solution politique n’est trouvée, nous entrerons en Gambie », a déclaré le porte-parole de l’armée sénégalaise. Aux côtés des troupes sénégalaises, des soldats nigérians sont prépositionnés.

Si une intervention est évoquée se pose la question du mandat, soit des Nations unies, soit de la Cédéao. Sans mandat, il est impossible d’intervenir et quoi qu’il arrive, les forces Cédéao n’ont aucun droit pour intervenir en Gambie avant minuit.

Dakar a présenté au Conseil de sécurité des Nations unies un projet de résolution visant à autoriser la Cédéao à prendre « toutes les mesures nécessaires » pour assurer une passation de pouvoir en Gambie.

La force d’un côté, la diplomatie de l’autre, car visiblement l’option d’un départ de Yaya Jammeh est toujours possible, envisagée et dans ce cadre, un signe est intéressant : l’arrivée à Banjul en fin d’après-midi du président de la Mauritanie. Mohamed Ould Abdel Aziz est proche de Yaya Jammeh.

La Mauritanie ne fait pas partie de la Cédéao, mais a toujours proposé ses services pour résoudre cette crise gambienne. Et la proximité entre les deux présidents pourraient permettre de trouver une solution négociée, pacifique, voire peut-être un départ de Yaya Jammeh. Voilà un peu la situation ce mercredi soir : d’un côté la pression des armes, de l’autre un espoir de sortie de crise sans coup de feu.

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