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Meurtres, vols, agressions sont des faits récurrents qui jalonnent le quotidien des populations de Keur Massar, devenue une des plus importantes localités de la région de Dakar en termes de superficie et de population. Ainsi, des habitants de la localité, regroupés autour du mouvement Xam sa bopp, veulent que Keur Massar dispose d’un poste de police pour une meilleure prise en charge de la sécurité. Un préalable qui passe d’abord par l’érection de leur localité en commune. «Keur Massar qui s’étend sur 25 km2 ne peut pas être gérée du point de vue sécuritaire par une Brigade de gendarmerie qui ne compte même pas 15 éléments. Nous préconisons d’ériger Keur Massar en département pour qu’il y ait un Commissariat central de police comme celui de Jaxaay. Keur Massar est plus grande que Guédiawaye qui dispose d’un commissariat», a relevé samedi Abdoulaye Diagne, secrétaire général du mouvement qui se veut «apolitique». «Depuis 2007, nous avons constaté que nos quartiers sont délaissés par les autorités étatiques et communales. Nous manquons de tout. C’est pourquoi nous avons décidé de lancer un mouvement socioéconomique pour venir en aide aux populations», a noté M. Diagne.
A l’occasion de la cérémonie de lancement du mouvement Xam sa bopp au quartier Dekh Gou Makk, les femmes et les jeunes ont répondu en masse à l’appel de l’initiatrice Dieynaba Ndiaye. De quoi réjouir l’ancienne responsable du Pds qui a réitéré son ambition pour l’heure de surseoir à toute activité politique. «On me parle de l’élection de février 2019, mais que ce soit clair, nous ne sommes pour personne. Notre ambition c’est de travailler pour le bien-être des populations locales», a laissé entendre la dame. Selon elle, le mouvement qui vit avec ses propres moyens, bien que «maigres», va appuyer les populations, surtout sur le problème de l’emploi des jeunes et des femmes. Elle a avisé que l’Etat doit ériger Keur Massar, qui est «plus grande que Pikine et Guédiawaye», en département ; chose qui permettra de régler les nombreux problèmes de la zone. L’autre problème qu’elle a tenu à relever, c’est le manque de routes qui entrave toutes les activités. «On n’a pas de routes et on ne sent pas la mairie essayer de faire quelque chose pour résoudre ce problème», a expliqué la présidente qui en a profité pour demander à l’Etat d’intégrer la zone dans le vaste Programme de réhabilitation et de construction de routes en cours.

abndiaye@lequotidien.sn

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