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Les scientifiques cherchent à réduire les gaz à effet de serre d’origine animale qui représentent 14,5% des émissions. En ce sens, un atelier de sensibilisation, axé sur le thème «Elevage à faible émission des gaz à effet de serre : politique de soutien par la science en Afrique de l’Ouest et du Centre», a été tenu hier.

Dans le secteur de l’Agri­culture, le sous-secteur de l’élevage est considéré comme celui qui émet le plus de gaz à effet de serre par rapport aux productions végétales.
Le Fonds des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) parle de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique issues de la chaîne de valeur élevage. «Cela représente 7,1 gigatonnes d’équivalent Co2 par année dont 380 millions de tonnes d’équivalent Co2 provenant de l’Afrique sub-saharienne. Ce qui représente 5% seulement des émissions mondiales», informe l’institution onusienne.
«Les animaux émettent à travers la bouche, mais également à travers les déjections, notamment le méthane antirique, des gaz à effet de serre», souligne le directeur de l’Elevage. Dame Sow s’exprimait hier à l’ouverture de l’atelier sur «Elevage à faible émission des gaz à effet de serre : politique de soutien par la science en Afrique de l’Ouest et du Centre».
Cette rencontre régionale devrait permettre aux scientifiques d’aider les décideurs politiques à évaluer la quantité de gaz émise au niveau de chaque pays pour contribuer à l’effort d’atténuation du changement climatique. Le Sénégal devra aussi participer à cet effort mondial, malgré ses ambitions de développer son élevage. «Nous sommes un pays sous développé, il faut qu’on modernise, qu’on intensifie notre élevage pour développer notre production tout en veillant à ce qu’on émette pas plus de gaz à effet de serre», a soutenu Dame Sow.
Les scientifiques vont également aider à développer un élevage adapté à travers l’amélioration de l’alimentation du bétail pour que les animaux émettent le moins possible de méthane antirique qui est lié à l’alimentation et comment améliorer le système de production. «Com­ment faire pour qu’en produisant un litre de lait, on émet moins de gaz. On ne peut pas s’arrêter, parce que sinon on ne va être ni autosuffisant ni exportateur», indique M. Sow.
Les discussions portent sur le rôle du bétail dans le développement durable en Afrique de l’Ouest et du Centre et le rôle de la science dans le développement des systèmes d’élevage à faible émission.
Au cours de cet atelier de sensibilisation, les acteurs vont élaborer des programmes de recherche et de politique au niveau national et régional, définir les priorités régionales communes et enfin identifier les moyens d’élargir les activités existantes et mettre en œuvre de nouvelles initiatives.
ksonko@lequotien.sn

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