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Les constructions métaphysiques pour masquer les erreurs dans la gestion de la caisse d’avance de la ville de Dakar, les arguments irrationnels et les artifices d’alliances opportunistes et réactionnaires à la dynamique et au leadership transformationnel du Benno bokk yaakaar, au-delà du manège politicien, lèvent un coin du voile de la nature frigide d’une certaine frange de la population sénégalaise, notamment à Dakar. Celle-ci est insatiable, imprévisible, versatile à souhait selon les intérêts du moment. Sinon, comment typer un Sénégalais qui ose sans sourciller dénier au Président Macky Sall et à son gouvernement une vision pour le Sénégal et un bilan élogieux au regard du lourd passif politique et socio-économique du Sénégal de 2012, au point qu’il puisse craindre de potentiels adversaires poids plumes et de surcroît dépourvus de culture, de sagesse et d’intelligence politiques, plus est encore de parcours politico-social et d’expertises requises à un tel niveau élevé de responsabilité ? Non, dans un conflit, le Sénégalais ne juge pas souvent, mais il prend parti, il préfère philosopher sur les effets du problème plutôt que sur les causes, il met en avant ses sentiments, l’accent sur le sensationnel plutôt que d’user de sa raison et du cognitif.
Ainsi, il y a eu beaucoup de tentatives d’affabulation des faits sur la caisse d’avance de la mairie, mais qui au bout du compte se sont avérées trop insinuantes sur l’intégrité morale des auteurs mêmes d’un tel exercice périlleux. Aussi voudrions-nous faire la part des choses entre faits et fables par devoir de vérité.

les faits :
Ce dont il s’agit à la Ville de Dakar et qui est concevable dans le budget de toute organisation dont le bon fonctionnement l’exige est bien une Régie ou Caisse d’avance qui respecte les règles de comptabilité publique.
L’autre fait est que, il n’existe pas dans la nomenclature du budget communal un chapitre «Fonds spécial» ni «Caisse noire ou fonds politique» dédié à un maire qui n’est qu’un conseiller élu sur une liste électorale et choisi par ses pairs parmi tant d’autres. Alors, au nom des principes basiques de la démocratie compétitive, une caisse noire ou des fonds politiques ne sauraient être retenus, de même qu’un statut particulier du maire, dans une gestion directe à la base et c’est une aberration notoire que de servir de telles arguties inspirées par un instinct de conservation.
Un autre fait gravissime est qu’on a géré la caisse d’avance de la mairie de Dakar sur des méthodes et pratiques d’une caisse d’avance en donnant des justificatifs pour sa réalimentation tout en la prenant et en usant de ses fonds comme si c’était une caisse noire ou des fonds politiques : les justificatifs fournis ne justifient rien, selon les éditeurs ; or les décaissements sont effectifs. Il découle alors de cela un fait irréfutable, qu’il y a bel et bien malversation ou détournement d’objectifs.

Les fables
——Mes «prédécesseurs» l’ont toujours fait, j’ai fait comme eux, l’implacable vérité de la similitude, du loup.
—— Avec le Gie écran, on a ressuscité un mort pour lui faire vendre du riz et du mil, il serait donc surréaliste de voir que du riz et du mil puissent être livrés et réceptionnés par des vivants.
——L’allégation insolite selon laquelle les sommes dépensées ont été destinées à des personnes que la pudeur empêche de citer alors que dans le budget de chaque commune il existe déjà des lignes budgétaires connues sous le vocable secours ou assistance aux indigents, aux lieux de culte, aux Asc, gérées par la commission sociale, indépendamment des interventions d’autres commissions telles celles de l’éducation, de la santé, des sports etc…
——L’acharnement ou le complot politique : alors bon sang ! Est-il logique de se positionner confortablement dans le champ politique en affichant ses ambitions politiques, en déroulant sa stratégie politique contre ses adversaires et se plaindre ou refuser qu’on vous apporte la riposte sur votre propre terrain de prédilection ? Non, soyons sérieux et fair-play, quand on est professionnel politique, on ne sait rien faire d’autre que la politique, il faut souffrir qu’on vous combatte avec des armes politiques, si d’aventure cela était le cas.
La fable, c’est aussi la comparaison désobligeante et attentatoire à l’éthique républicaine d’un maire au président de la République, au président du Parlement ou au Premier ministre dont les fonds politiques, logés dans leur institution par la loi, répondent à des obligations internes et externes de portefeuille budgétaire, à la fois diplomatique et protocolaire, au nom de la République tout entière. Ici encore, le caractère discrétionnaire relève de la posture abstraite de l’Etat impersonnel même incarné.
Enfin, l’autre facette de la fable consiste à taxer à tort la justice d’être manipulée à des niveaux parfois de traitement des dossiers où le juge du siège, seul habilité à rendre un jugement, encore contestable, n’est pas encore en possession du dossier. Faut-il le souligner, le fait est que tout ce qui est en amont du jugement ou en aval de la chose jugée n’est plus du ressort de la justice. Nos hommes politiques, du fait de leurs turpitudes quotidiennes, doivent donc éviter de jeter le discrédit sur les institutions de la République et en particulier sur l’institution judiciaire, car sans elles, la vie en société et tout progrès social ne sont qu’utopie.
Tous «la patrie avant le parti», le Sénégal y gagne !
W.  NDIAYE
Membre commission des Cadres de Benno Bokk Yaakhaar   
 wandiaye@gmail.com

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