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Une session de formation est ouverte hier à l’intention d’une quarantaine de chargés de communication et conseillers techniques des institutions publiques du Sénégal. Cette formation en renforcement de capacités, offerte par le Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti), entre dans le cadre d’un partenariat permanent que les Etats-Unis entretiennent avec l’école de journalisme de l’Ucad.

«Aujourd’hui, il y a une confusion de rôles des chargés de communication qui ne distinguent pas la communication de l’institution et celle de l’homme politique.» C’est la remarque faite par Mamadou Ndiaye, directeur des Etudes du Cesti, pour justifier la nécessité de renforcer les capacités des chargés et conseillers en communication. La finalité de cette session de formation est de faire comprendre aux participants que la communication publique est différente de celle politique. Selon M. Ndiaye, la communication publique est dénouée de toute tentative de manipulation politique, de tout marketing politique, mais qu’elle s’occupe de mettre en œuvre les pratiques de l’Etat pour le bien des citoyens. Ainsi, il recommande que les activités de l’institution et les stratégies de communication soient mises en avant et non l’activité spécifique du chef de l’institution ou de l’homme politique. «Les chargés de communication occupent un rôle prépondérant dans la poursuite des politiques publiques. Et sans une bonne communication, il sera difficile pour les citoyens sénégalais d’être au courant des réalisations de l’Etat. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas confondre la communication politique, celle du ministre et de l’institution», invite-t-il. Pour ce faire, durant une semaine, les «communicants» seront formés sur l’analyse du discours politique, la communication publique, la gestion des plateformes web des institutions publiques et l’élaboration de stratégies de communication. Pour Mouhamadou Barro, responsable de la communication du Haut conseil des collectivités territoriales, l’initiative est venue à son heure dans la mesure où la formation ne suffit pas, mais également qu’ils restent confrontés également à des défis et problématiques nouveaux. «Il est heureux que l’ambassade des Etats-Unis et le Cesti offrent cette opportunité à l’ensemble des responsables de la communication de services publiques de l’Etat pour les mettre à niveau», se réjouit-il. Il espère une mise en synergie des responsables de communication afin de tenir informé l’opinion de l’action du gouvernement.
Dans son discours, Mme Martina Boustani, chargée d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis à Dakar, a magnifié les liens bilatéraux et étroits qu’entretiennent le Sénégal et les Etats-Unis et qui remontent à notre indépendance. Mme Boustani a également souligné que les deux institutions travaillent conjointement dans les domaines de la sécurité aux frontières, de l’agriculture, de la croissance économique, non sans manquer de citer le second Compact dans le cadre du Millennium challenge corporation.
bseck@lequotidien.sn

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