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Des conseillers municipaux de la Patte d’Oie brandissent une plainte contre leur maire. Ils accusent Banda Diop de gestion «opaque» des ressources de la collectivité et ont mis en place, dans ce sens, un cadre de concertation pour une bonne gestion de l’institution.

Des conseillers municipaux de la Patte d’Oie accusent leur maire de gestion «opaque». Ils se sont regroupés au sein d’un cadre de concertation pour faire face aux «dérives» du maire Banda Diop. Leur coordonnateur, Abdoul Karim Sy, a annoncé une plainte contre le maire et les nervis qu’ils disent avoir identifié. Dans sa déclaration, M. Sy a précisé que leur organisation n’est pas «une opposition politique, mais une instance de veille et d’alerte» qui a pour objectif de voir son «institution s’installer dans une gouvernance sobre et vertueuse». Face à la presse, il a dénoncé «les agissements» de Banda Diop et «sa gestion non transparente des ressources de la commune». Selon eux, deux mois après son installation, «les locaux de l’hôtel commune avait été réfectionnés à hauteur de 36 millions F Cfa dans une totale opacité». De même, ils dénoncent «le recrutement clientéliste d’un personnel contractuel, ne répondant à aucun besoin, sinon de créer de fortes pesanteurs sur le budget de fonctionnement (117 contractuels dont la majorité passe leur temps autour de la théière)». A cela, les membres du cadre de concertation ajoutent la présence de «plusieurs dizaines d’agents contractuels fictifs figurant sur les états de paiement ; certains étant renvoyés, leurs salaires continuent à être payés à leur insu».
En outre, ces élus de la Patte d’Oie fustigent «l’absence de démocratie interne» dans la gestion de la commune qui est à l’origine des incidents notés lors des travaux de session au cours desquels ils ont demandé le compte administratif 2015, «le baromètre le plus fiable pour la sincérité du budget 2017». Selon eux, après deux heures de chaudes discussions, «le maire Banda Diop a envoyé des nervis qui ont tabassé les uns et interdit l’accès à la salle de délibération aux autres». Ce qui constitue, d’après eux, une atteinte à leurs «droits et devoirs en tant que citoyens tout d’abord et ensuite, en tant que mandataires issus du suffrage universel du Peuple».
dkane@lequotidien.sn

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